Chapitre 5: Suspect.

Chapitre 5: Suspect.
Chapitre 5 : Suspects.



« POV de Bill »

Je regarde partout je ne vois pas ce soi-disant chat.

- Ok je vois, je dis.
- Mais je te jure qu'il était là.
- Oui allez c'est pas grave, je t'en veux pas de m'avoir suivi.

Il ne répond pas et je le vois écarquiller les yeux en fixant mon cou.

- Quoi ?
- Le collier, il est revenu.

Je constate en effet que le pendentif pend à mon cou.

- Peut être que tu dois le garder, me suggère Tom.
- De toute façon je n'ai pas le choix, il revient tout le temps. Je crois que nous sommes en train de découvrir un nouveau monde, un monde que nous n'aurions jamais du connaître. La magie existe vraiment, ce n'est pas des histoires que l'on raconte aux enfants pour leur faire peur, de même que la chasse aux sorcières. Ils ne chassaient pas des malades mentaux mais de vraies sorcières.

Je me retourne vers mon frère.

- Tom, je veux que tu récites la formule aussi pour avoir des pouvoirs.
- Je ne crois pas que ça marchera sur moi.
- Et pourquoi ça ?
- Parce que je ne me suis pas fait enlever, je suis sure que c'est lié. Ils t'ont fait un truc, ils t'ont ensorceler ou je sais pas quoi.
- Alors c'est moi qui te doterais de pouvoirs.
- Quoi ? Mais comment ? Tu ne sais pas faire ça.
- Il y a deux jours je ne savais pas non plus lancer des boules de feu...

Je l'attrape par la main et nous faisons demi tour. J'entends soudain un petit rire d'enfant qui fait tout le tour de la forêt.

- C'était quoi ça ? me demande Tom.
- Je ne sais pas.

Le rire recommence une deuxième fois, puis une troisième fois. Nous regardons d'où vient le bruit et une petite voix se fait entendre juste derrière nous.

- Bonjour toi.

C'est la petite fille d'hier. Elle porte toujours ses vêtements de paysanne.

- Mais d'où elle sort celle là ? demande Tom.
- Toi aussi t'as des cheveux bizarres.
- Et toi c'est tes vêtements qui sont bizarres.

Elle regarde sa robe quelques instants puis s'intéresse de nouveau à nous.

- Le collier t'a retrouvé, me dit-elle. Tu ne dois pas le quitter sinon tu ne pourras plus te protéger.
- Me protéger ? Mais de quoi ? De qui ? je demande.

Elle tend sa petite main et pointe un doigt vers Tom.

- De lui.

On se regarde tous les deux et lorsque l'on regarde de nouveau vers la fillette, elle a disparut.

- Ben elle est passée où ? me demande Tom.
- J'en sais rien, elle m'a fait le même coup hier.
- Hier, tu l'avais déjà vu ?
- Oui, quand on s'est disputé à propos du manoir.
- Si tu veux mon avis, tout ce village est plongé dans la bizarrerie. Autant les maisons que la forêt.
- Peut-être. On ferait mieux de rentrer pour appeler le traiteur, sinon on aura rien à servir à nos voisins.

Sur le chemin j'entends de nouveau les femmes qui chantent, je jette un coup d'½il à Tom, il n'a pas l'air d'entendre quoi que ce soit. Peut-être que je suis le seul à les entendre.

- Tu n'entends rien de bizarre ? je demande.
- Tu parles des sorcières qui chantent ?
- Quoi ?

Il s'arrête d'un seul coup et me regarde étrangement.

- Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça, me répond t-il. Ces femmes qui chantent, ce sont des sorcières qui ont péries sur le Grand Bûcher organisé par le village. Ils ont jugés et condamné la moitié du village pour sorcellerie. Elles ont été interrogées, torturées puis brûlées vives. Elles reviennent pour hanter le lieu où elles sont mortes.
- Attend, comment tu sais tout ça toi ?
- Je ne sais pas, je le sais c'est tout. Je l'ai peut-être lu quelque part...
- Mais tu les entends ?
- Oui...

Nous reprenons notre marche, il est vraiment étrange. Et après c'est moi qui est sensé lui faire peur... Nous revenons enfin au manoir et quelque chose attire mon attention. Sur le pas de la porte se trouvent toutes nos invitations, une grosse pierre est posée dessus pour les maintenir.

- On ne peut pas dire que les gens d'ici soient très accueillants, me dit Tom.
- Oui c'est vrai, je vais voir dans la boîte aux lettres. Peut-être que certains ont répondu positivement...
- Faux pas rêver.

J'ouvre la boîte aux lettres et j'ai la surprise d'y découvrir deux invitations avec une réponse pour chacune.

- Tom regarde ! Il y a deux réponses.

Je vois un grand sourire se dessiner sur ses lèvres, il s'approche de moi et lis par-dessus mon épaule.

- Je serais ravie de passer la soirée de demain en votre compagnie pour faire plus ample connaissance. Igniatia Walbury's.

- Je serais enchanté de redécouvrir ce manoir avec vous et de vous compter son histoire. Héliator Eames

- Deux réponses c'est déjà mal, je dis. Ca fera moins à commander pour le traiteur.
- Oui en parlant de traiteur, on va appeler qui ? On ne connaît personne ici.
- Bah on peut peut-être demander à Stan ?
- Oui je vais l'appeler.

Je sors mon portable de ma poche quand Tom me prend la main.

- Pas la peine de prendre ton portable, on a un fixe à la maison. Je l'ai vu dans un tiroir hier...
- Mais tu sais, depuis 60 ans, je doute qu'il y ait une ligne d'installée...
- Il y a bien un frigo, un congèle, une télé et une douche qui fait massage, pourquoi le téléphone ne marcherait pas ?
- Je ne sais pas...
- Viens, on rentre. J'aimerais qu'on teste la mezzanine de derrière si tu vois ce que je veux dire...

Il lance un regard des plus pervers avant de m'attraper par la taille. Il se dirige vers la mezzanine.

- Mais..., et le traiteur ? je demande.
- On verra ça après, on a le temps, chuchote t-il à mon oreille.
- Okaaaaaaaaaayyyyy !!!!!

On grimpe l'étage en vitesse et il me plaque comme un sauvage contre la porte-fenêtre. Ses lèvres se pressent contre les miennes et il force le passage de mes dents pour venir jouer avec ma langue. Ses mains s'insinuent sous mon tee-shirt et redescendent le long de mes côtes. Je glisse une de mes mains derrière moi pour ouvrir la porte-fenêtre et nous basculons par terre sur la mezzanine. Heureusement que nous sommes en hauteur sinon tout le monde pourrait nous voir.

Je sens déjà son excitation contre ma cuisse, il glisse un de ses genoux entre mes jambes et appui sur mon érection. Il se redresse pour enlever mon tee-shirt et le sien qu'il balance par la porte fenêtre et il reprend possession de mes lèvres. Il descend le long de mon cou en suçotant quelques endroits puis il s'attaque à mes tétons qu'il mordille doucement.

Je me sens vraiment à l'étroit dans mon jean, j'ouvre sa braguette en espérant qu'il fera pareil pour moi. J'ai visé juste. Il envoie nos jeans rejoindre les tee-shirts et il passe ses doigts sous l'élastique de mon caleçon. Si il ne se dépêche pas c'est moi qui vais prendre le dessus.

- Han va plus vite Tom...
- Comme tu veux mon amour.

Il fait glisser sa langue le long de ma ligne abdominale et abaisse mon caleçon. Je sens ses doigts d'enrouler autour de mon sexe et il commence de lent va et vient histoire de bien me chauffer.

- Humm continu...

Je sens alors quelque chose de chaud et d'humide autour de mon sexe et la sensation d'une pénétration chaude m'envahi. J'en ai le souffle coupé tellement c'est bon. Je ne me retiens pas de gémir tout ce que je ressens. Il sait vraiment bien se servir de sa langue. Il joue avec mon sexe, me lèche comme c'est pas permis et au bout de quelques minutes je me libère dans sa bouche en m'accrochant à ses dreads et en hurlant mon plaisir.

Il écarte mes cuisses et introduit un doigt en moi qu'il a enduit de salive juste avant. Il l'enfonce au plus profond et le ressors pour le réintroduire de nouveau. Il en ajoute un deuxième et continu ses mouvements puis un troisième. Il commence à prendre une cadence affolante et je le stop avant de jouir.

- Je veux te sentir en moi.
- Hmmm.

Il se positionne devant moi et entre tout doucement. Son membre beaucoup plus gros que ses trois doigts me fait voir des étoiles. Il attrape mes cuisses et d'un coup sec il va au plus profond. J'adore quand il fait ça. Il soulève mon bassin et commence des mouvements lents et très profonds puis il accélère de plus en plus. Ses mouvements deviennent plus rapides et furtif puis il recommence à toucher ma prostate.

- Hmmm Tom plus fort !!! Hannnnn !!!!

Il continu pendant quelques minutes à un rythme infernale puis il sort complètement. Il m'attrape par les hanches et me retourne d'un seul coup.

- Accroche toi à la barrière, me dit-il d'une voix rauque.

Je m'exécute. Il se met à genoux assis sur ses pieds et il me fait m'assoire dos à lui, une jambe plié de chaque côté de ses cuisses. Il recommence des mouvements beaucoup plus profonds et brutaux que tout à l'heure, sa main entoure mon sexe de nouveau et au bout de quelques minutes je ne sais même plus penser. Je ne sais que lui murmurer d'aller plus vite, plus fort et je suis frappé par un orgasme des plus puissants. Tom me rejoint dans la jouissance quelques secondes après.

Je m'adosse contre son torse, épuisé, la tête posée sur sa clavicule. Je ne peux même plus bouger. Mes mains sont encore crispées contre la barrière. Lorsque j'ouvre de nouveau les yeux, mes mains sont toutes noires. La barrière aussi. Et en levant un peu plus les yeux, je constate que l'arbre du voisin d'en face est en flamme.

- Oh merde !! J'ai foutu le feu.

Tom se retire alors de moi pour regarder aussi.

- Oh la vache !!! A ben tu l'a pas loupé celui là, dit-il en riant.
- Arrête c'est pas drôle !! Et si quelqu'un a vu la boule de feu partir de chez nous ?
- Ben dans ce cas là on est mal. Et je pense qu'on finira cramé sur le Grand Bûcher dans la forêt que hantent les sorcières d'autre fois.
- Arrête tes conneries ça me fait pas rire.
- Désolé... Je vais chercher nos vêtements.
- Okay.

On se rhabille rapidement et on renter discrètement au manoir. On se planque derrière la fenêtre de la cuisine qui nous permet de voir le jardin du voisin sans être vu. Un camion de pompiers arrive quelques minutes après, ils sortent les lances et commencent à maîtriser l'incendie.

Un des pompiers interroge l'habitant, un homme d'une trentaine d'années. D'un seul coup le mec pointe son doigt vers notre manoir en faisant « oui » de la tête. Le pompier se retourne aussi et fixe notre manoir quelques secondes. Il commence à marcher vers nous.

- Eh merde on est grillé !! Qu'est-ce qu'on va dire ??
- T'inquiète pas Bill, on leur dira juste qu'on vient de se lever, qu'on a été réveillé par la sirène. Enlève tes vêtements et reste en caleçon.
- Mais il est 4h de l'après midi, on est pas sensé être couché.
- Décalage horaire frèro.

On se déshabille en vitesse, on planque nos fringues sur le canapé, Tom m'ébouriffe un peu les cheveux pour que j'ai l'air de sortir du lit.

Ding Dong

Je m'avance pour ouvrir la porte. Le pompier de tout à l'heure est sur le seuil. Il me jette un regard bizarre en me voyant.

- Bonjour euh...

Il semble hésiter entre mademoiselle et monsieur...

- Bill Kaulitz ! Et voici mon frère Tom.
- Bonjour messieurs. Désolé de vous déranger mais je voudrais savoir si vous n'avez rien vu de suspect concernant l'incendie qui s'est déclenché chez votre voisin ?
- Non nous n'avons rien vu, nous étions couchés lorsque la sirène de votre camion nous a réveillés.
- Couchés ?

Il regarde sa montre.

- Nous avons passé un mois aux Etats-Unis alors forcément, le retour en Allemagne cause quelques problèmes de décalage horaire.

Il jette un coup d'½il par-dessus mon épaule.

- On dirait que vous avez aussi des problèmes d'incendie. Qu'est-il arrivé à votre cheminée ?
- Euh... En faite on nous a vendu le manoir comme ça.
- Vraiment ? Pourtant votre voisin jure avoir entendu une explosion venant de chez vous.
- C'est lorsque je branche mon ampli, intervient Tom. C'est un ampli à lampe et il est très vieux. Nous sommes musiciens, même si personne ne nous connaît dans cette ville ce qui est étrange.

Il nous regarde d'un ½il suspicieux, garde le silence quelques secondes puis ajoute :

- Alors excusez moi de vous avoir dérangé. Bonne journée.
- Oh mais ce n'est rien. J'espère que vous trouverez l'origine de l'incendie, ajoute Tom d'un air naturel.
- J'y compte bien, répond le pompier sur un ton sec.

Je referme enfin la porte. On attend qu'il ait repassé la grille pour parler.

- J'ai cru qu'il ne nous lâcherait pas, commence Tom.
- Oui pareil, il va falloir que je fasse attention désormais.
- Surtout qu'il n'a pas cru un mot de ce qu'on lui a dit...

« Fin du POV de Bill »

# Posté le samedi 20 octobre 2007 05:20

Chapitre 6: L'armoire.

Chapitre 6: L'armoire.
Chapitre 6 : L'armoire.


« POV de Bill »

- Ce mec était bizarre, le voisin aussi. Il faut qu'on se méfie, je dis.
- Bon je vais appeler Stan pour avoir le numéro d'un traiteur. Pour quatre ça ne devrait pas être long à préparer...
- Ok, oh et demande lui aussi l'adresse d'un livreur de nourriture, on n'a pas de voiture et j'ai la flemme d'aller faire les courses en bus.
- D'accord.
- Mets le haut-parleur je veux entendre.

Tom compose le numéro de Stan et appuie sur la touche pour que j'entende.

- Allo Tom ?
- Oui comment ça va ?
- Ca va et toi ? Pas trop dur de vivre en tête à tête avec Bill ?
- Hééééé je t'entends tu sais !!!!
- J'ai mis le haut-parleur, précise Tom.
- Tu sa l'air d'aller mieux Bill. Le médecin que je t'ai recommandé était bien ?
- Quoi ? De quel médecin tu parles ?
- Celui que je t'ai dit d'appeler le soir où tu m'as téléphoné.
- Mais je t'ai pas appelé qu'est-ce que tu racontes ?
- Ben si tu m'as dit que Bill avait bu du thé qui l'avait rendu malade.
- Je ne me rappelle vraiment pas t'avoir téléphoner.
- Tom t'es sur que ça va ?
- Oui oui ça va. Tu peux nous trouver le numéro d'un traiteur et d'un livreur de nourriture ?
- Je te trouve ça toute suite.
- Quand est-ce que vous nous rejoignez ?
- Normalement on rend les clés ce soir, donc demain matin on est là.
- Ok.
- Alors il y a un traiteur dans votre village, chose étonnante au vu du nombre d'habitant et par chance il livre également de la nourriture. C'est Monsieur Héliator Eames.
- Sérieux ? C'est le mec qui a répondu à notre invitation pour ce soir. On fait une petite soirée, vraiment très petite, on aura que deux invités. Le traiteur et une autre femme, une certaine Igniatia Walbury's.

Je vois Tom noter le numéro du traiteur, puis il raccroche.

- C'est quoi cette histoire que t'as appelé Stan sans t'en rappeler ? je demande.
- Ben j'en sais rien, sérieux j'en ai aucun souvenir.
- C'est bizarre en effet. Tu ne veux pas appeler le traiteur ? Je suis trop timide.
- Fou toi de ma gueule !! Mais je vais l'appeler quand même. J'ai peur que tu ne choisisses pas de bons aliments.

Vexé par sa remarque je m'en vais dans les étages en lui faisant un signe vulgaire avec mon majeure droit. Il me fait des gros yeux et se marre tout seul. Je m'arrête en haut du premier étage et j'entends des voix, encore ces chants. Ils viennent toujours de plus haut, je monte les escaliers du deuxième. Encore cette porte de grenier. Je m'avance vers elle et je tends la main pour attraper la poignée.

Elle se met alors à vibrer dans ma main, de plus en plus fort. Au bout de quelques secondes j'entends un déclic. La porte s'est déverrouillée. Ma curiosité est aiguisée au maximum. Je tourne la poignée et je pousse la porte pour avoir une vue d'ensemble. Un grenier vraiment étrange. Il y a du parquet partout, un parquet d'une brillance incroyable pour un lieu qui n'a pas été ouvert et nettoyé depuis soixante ans minimum.

Je grimpe la dernière marche et j'entre dans le grenier. Les voix ne cessent de chanter. Je fais quelques pas quand la porte claque derrière moi. Trop curieux pour m'en inquiéter, j'avance. Il y a un gros tapis de sol rond en plein milieu avec un pupitre à livre posé dessus. Des vieux meubles sont entassés le long des murs, un vieux canapé traîne dans un coin. Je passe mon doigt sur un meuble, pas une seule poussière.

Des portraits de gens encapuchonnés trônent ici et là. Un bruit sourd derrière moi me fait sursauter. Je me retourne en moins d'une seconde et je remarque un énorme orgue encastré dans le mur. Je m'en approche, cet objet m'attire. Je m'assois sur le siège, je pose mes pieds sur les pédales. Je suis comme guidé par une force surnaturelle. Mes doigts se mettent à jouer une mélodie effrayante, comme on peut entendre dans les films d'horreur.

Je ne sais pourtant pas jouer de piano, mes doigts parcourent les touches à une vitesse affolante, je ne les dirige même plus. Ils bougent tout seul. Je joue une longue mélodie.

- Comment tu fais ça ? me dit une voix derrière moi.

Je me retourne, surpris, pour faire face à Tom.

- Je ne sais pas.
- Et comment tu as ouvert cette porte ?
- Elle s'est ouverte tout seule. J'ai entendu de nouveaux les voix, je les ai suivi, elles m'ont menées ici. La poignée à tremblée dans ma main et la porte s'est déverrouillé.

Il me regarde comme si je lui cachais quelque chose. Ah mais oui c'est vrai, je lui cache effectivement quelque chose.

- Il faut que je te dise un truc, je commence. Le premier jour où on est arrivé ici, enfin le lendemain plutôt, j'ai entendu des voix bizarres, quand tu étais à la boulangerie. Alors j'ai monté les étages, les bruits semblaient venir des murs. J'ai collé mon oreille au mur, et j'avais raison. Les bruits venaient effectivement des murs. Ils disaient Azatoth.
- Comme dans le livre ?
- Oui comme dans le livre.
- Je crois qu'on devrait s'intéresser à ce bouquin d'un peu plus prêt.
- Comment ? Je ne sais pas pour toi mais moi je ne sais pas lire le latin.
- Hum... Moi non plus. On a qu'à regarder les images ?
- T'es con.

On s'apprête à redescendre lorsque Tom m'arrête d'un signe de main.

- Regarde ça.
- Où ça ?
- L'armoire du con !

Je regarde cette armoire et je reste bouche bée. Une lumière brille intensément au niveau de la jointure des portes. On s'approche prudemment et Tom tend ses mains tremblantes vers le loqué qui la maintient fermée. Il me lance un regard comme pour avoir mon accord, je lui fais un signe de tête et il ouvre les deux parties en même temps.

Nous sommes alors happé par cette lumière, je ne vois plus rien autour de moi et une sensation étrange me prend au niveau du nombril. Je tends la main dans cette lumière pour attraper la main de Tom mais je n'y arrive pas. D'un seul coup je retombe sur mes fesses, en pleins milieux d'une forêt et Tom vient s'écraser au sol à mes côtés.

- Bordel mais c'était quoi ça ? me demande t-il en se massant le postérieur.
- Je ne sais pas, je ne sais même pas où on est.
- On dirait la forêt où je t'ai suivis, en un peu différente.
- Tu crois que cette armoire à la capacité de nous envoyer dans la forêt ?
- Peut –être bien qui sait...

On commence à marcher en direction de l'entrée de la forêt puis sur notre chemin nous croisons la chapelle, mais en parfait état. Comme si elle venait d'être faite. Là je commence vraiment à me poser des questions... On croise une bande d'enfants habillés comme au Moyen-âge, dès qu'ils nous voient, ils semblent pris de panique et s'enfuient.

- Y a un carnaval la ou quoi... me dit Tom.
- Je crois savoir ce qu'il se passe, mais il faut qu'on avance un peu plus pour que j'en sois sur.

Nous arrivons à l'entrée du bois et nous avons la surprise d'y découvrir un village médiéval. Les gens arrêtent leurs discutions pour nous regarder, le village semble mit sur pause, tous sont retournés vers nous. On s'arrête net et on se met à les regarder aussi. Deux hommes vêtus comme des paysans s'avancent vers nous, ils tournent autours de nous et nous regardent de la tête aux pieds.

- Bonjour, je tente.

Un des deux mecs se met en face de moi et scrute mon visage. Il bloque sur mon piercing et sur mes cheveux. L'autre regarde le piercing et les dreads de Tom.

- Sa lèvre est cerclé de métal, dit-il.
- Et lui il a un anneau près de son ½il.

Les villageois s'approchent prudemment de nous, ils nous regardent comme si nous étions des monstres, les enfants se cachent derrière leurs parents.

- Euh... Comment ça va ? je continus. Votre village est bien sympathique.
- Vous êtes des sorciers !! nous dit l'un des villageois.
- Euh non, nous sommes des musiciens, tout ce qu'il y a de plus normal.
- Menteur, y a qu'à regarder vos vêtements.

On entend une voix crier :

- Et ces yeux à celui là, ils sont noirs comme le diable. Et l'autre, ses cheveux sont pareils à des serpents venimeux.
- Bon ben, on doit y aller, navré de vous avoir déranger, dit Tom.

Au moment de faire demi-tour on se retrouve nez à nez avec deux paysans brandissant leur fourche sous notre gorge. D'autres se ramènent pour leur prêter main forte, nous sommes encerclés.

- Ecoutez, commence Tom, je crois qu'il y a un mal entendu, vous devez nous confondre avec d'autres gens, nous ne sommes pas des sorciers, nous sommes des gens normaux.

Pour toute réponse, un paysan lui assigna un coup sur la nuque avec le manche de sa fourche, mon frère s'écroula, évanouit. Préférant ne pas subir le même sort, je garde le silence. Un paysan soulève le corps de Tom et je sens une fourche me pousser au dos. On est vraiment dans la merde.

Ils nous conduisent dans le seul bâtiment en pierre du village, une prison. Nous sommes enfermés chacun dans une cellule différente, l'un en face de l'autre, le couloir central nous séparant. Ils nous mettent des chaînes aux mains et aux chevilles. Nos chaussures nous sont confisquées. J'attends que Tom se réveille, au bout d'une heure il ouvre les yeux. Je le vois faire la grimace en se massant l'arrière de la tête.

- Est-ce que ça va ?
- Oui je crois, bordel il a frappé fort ce paysan. Où est-ce qu'on est ?
- Dans une prison, juste à côté des maisons.
- Tu veux pas foutre le feu pour nous sortir d'ici ? Brûle les barreaux, fait les fondre.
- Les faire fondre ? Je ne sais pas si j'y arriverais.
- T'as pas le choix sinon on va finir sur le bûcher. Et je préfère les climats frais. Aller concentre toi.

J'entours deux barreaux avec mes mains et je me concentre comme je peux. Je sens alors une chaleur au niveau de la paume de la main, elle s'amplifie sans me brûler. Les barreaux deviennent de plus en plus chauds, ils se mettent à fumer. Ils prennent successivement une couleur sombre, puis rouge et enfin blanc. Je parviens à les écarter et à me glisser entre pour sortir.

J'arrive devant la cellule de Tom quand je l'entends crier :

- Bill !!

Je ressens une violente douleur derrière la tête et c'est le noir total. Lorsque j'ouvre de nouveau les yeux, il fait complètement noir. Seul la lumière de la lune éclaire la paille sur le sol du bâtiment. J'ai la surprise d'être debout. Des chaînes me maintiennent les bras en croix. Je sens la pierre froide contre mon dos et plusieurs chaînes sont passées autour de mon corps pour me maintenir debout, dont une qui m'étrangle à moitié.

- Tom !! Tom tu dors ?

Il ne répond pas alors je fais claquer mes chaînes pour le tirer de son sommeil.

- Tom!!!!
- Humm.... Moui...
- Réveille toi.

Je l'entends gesticuler dans la paille.

- Bill !! Est-ce que tout va bien ?
- Oui ça va, à part que je ne peux pas bouger d'un centimètre.
- Oh Bill c'était une mauvaise idée de fondre les barreaux.

Je l'entends qui commence à pleurer.

- Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi tu pleures ?
- Ils ont vu ce que t'as fait aux barreaux, ils ont dit que tu avais voulu utiliser tes pouvoirs magiques pour t'évader.
- Ben c'est la vérité où est le problème.
- Ils veulent te soumettre à la question demain.
- La question ? C'est quoi ?
- La torture, pour te faire avouer.

Je n'ai pas du tout envie de me faire torturer, il faut absolument qu'on sorte d'ici.

- Tom !!!
- Quoi? Qu'est-ce que qu'il se passe ?
- C'est bien ce soir que je devais avoir mes pouvoirs ?
- Oui mais là on n'est pas à la bonne époque, je ne sais pas si ça à marché. Il faut que tu testes.
- Mais c'est quoi ces pouvoir au juste ?
- Je n'en sais rien du tout.

On passa toute la nuit à essayer de découvrir quels étaient mes pouvoirs, mais ils semblerait que je n'en ai pas acquis d'autres. Le lendemain matin, à la première lueur du jour, deux hommes viennent me détacher.

- Où vous m'emmenez ? je demande.
- Là où tu pourras avouer tes fautes avant de subir ton châtiment final.
- Sachez que je ne crains pas le feu.
- Vraiment ? C'est ce qu'on verra. Toutes les sorcières et les sorciers périssent sur le bûcher.
- Mais moi je ne suis pas un sorcier comme les autres, je viens du futur.
- Baliverne ! Je vais te faire ravaler tes mensonges !!

Ils me conduisent dans une pièce sombre. Une grosse table en bois trône en plein milieu, une table de torture. J'attends d'avoir les mains libres pour faire des ravages. Au moment où ils tentent de m'allonger sur la table de torture, je lance une boule de feu qui enflamme la paille.

Tous s'écartent de moi en moins d'une seconde. Je crée une boule de feu dans le creux de ma main et j'avance vers eux, pour les faire sortir.

- Si vous ne me laissez pas passer, je vais faire un barbecue géant.

Ils ne semblent pas comprendre ce qu'est un barbecue. Je me mets à chanter une comptine inventée sur un air démoniaque :

- Brûle brûle, la sorcière,
Au plus profond des enfers,
Je vois le diable dans tes yeux,
Que tu périsses en ce lieu,
Brebis égarée,
Mal invoqué,
Brûle brûle, la sorcière,
Que ton âme rejoigne les enfers....


J'arrive enfin devant la prison, j'entre dedans et ils referment la porte derrière moi, de peur que je m'évade. Ils ne pourront pas nous maintenir dans cette prison. Je vais immédiatement libérer Tom en fondant ses barreaux. Il se jette dans mes bras et nous échangeons un baiser des plus fougueux, celui des retrouvailles.

- Comment tu as fais ? me demande t-il.
- J'ai utilisé des boules de feu pour leur faire peur, ils n'oseront pas approcher tant que j'en aurais une dans le creux de ma main. Maintenant, il faut qu'on sorte d'ici.
- Comment ?
- La porte est en bois, je vais la faire exploser en lançant mes boules de feu.

Je place Tom derrière moi pour le protéger et je lance une unique boule de feu qui fait sortir la porte de ses gonds. J'attrape Tom par la main et nous sortons en courant. Un filet d'une lourdeur extrême s'abat sur nous, le poids nous fait plier genoux à terre, les paysans se mettent à nous frapper. La main de Tom est toujours dans la mienne, les coups pleuvent et ma vision se brouille peu à peu pour laisser place aux ténèbres....

« Fin du POV de Bill »

# Posté le samedi 20 octobre 2007 05:27

Chapitre 7: Malédiction.

Chapitre 7: Malédiction.
Chapitre 7 : Malédiction.


« POV d'un villageois »

On a crée un bûcher, immédiatement après avoir capturé les sorciers. Il est dressé en plein milieu de la place publique et on les a tout de suite attaché dos à dos au poteau sur lequel ils vont périr. Pas besoin de jugement pour eux, ils ont montré devant des témoins qu'ils étaient de véritables sorciers. Lorsque le bûcher est alimenté en bois, les sorciers se réveillent.

- Pile à l'heure pour subir votre châtiment, je dis.

Celui qui à des cheveux en forme de serpents regarde tout autour de lui, il nous regarde ensuite et parle.

- On a le droit à un jugement !! C'est la loi !! Vous ne pouvez pas nous exécuter comme ça !!
- Dans votre cas on fera une exception, vous nous avez montré vos pouvoirs, vous en avez fait usage sur nous, c'était une grave erreur. Qu'on m'amène l'huile !!

« Fin du POV du villageois »

« POV de Tom »


Plusieurs personnes répandent de l'huile partout sur le bûcher. Je sens Bill attraper mes mains.

- Tom, me dit-il tout bas. Tant que tes mains sont dans les miennes, tu ne craindras pas le feu. Ne me lâche surtout pas. On va jouer la comédie et quand les cordes seront brûlées, on s'enfuira, encore en flammés. Personne n'osera approcher des cadavres en feu. Tu m'as bien compris ?
- Oui. Mais t'es sur que le feu ne me brûlera pas ?
- Je n'en suis pas sur à cent pour cent.
- C'est rassurant.
- Si le feu te brûle tu lâches mes mains. Sinon joue la comédie.
- D'accord.

On regarde chacun devant nous, les torches enflammées approchent dangereusement du bûcher.

- Une dernière parole avant de mourir ?
- Quand je serais mort brûlé, mon cadavre se réanimera et viendra vous hanter. Je reviendrais me venger.
- Pareil pour moi, vous allez regretter votre acte.

Le mec ne répond rien et balance sa torche à mes pieds. Le feu prend à une vitesse hallucinante, je sens sa chaleur mais pas de brûlure. Bill avait raison. Au moment où les flammes devraient me torturer, je me mets à hurler comme un damné. Bill fait pareil et on commence à se tortiller dans les flammes.

Je trouve ça plutôt amusant, la chaleur est douce et agréable. Les villageois lèvent le poing en l'air et cri en c½ur.

- Brûle ! Brûle ! Brûle !

Les cordes glissent doucement le long de mes poignets, Bill arrête de crier et fait le mort, le nez pointant vers le sol. Je vais pareil dans une attitude très dramatique. Je sens les mains de mon frère se resserrer sur les miennes. C'est parti !! Je le sens bouger derrière moi, il se redresse et se met à ricaner d'un rire particulièrement diabolique.

Il me rejoint de mon côté, sous le regard ahuri des villageois. Nous descendons du bûcher, main dans la main, je me mets à rire de la même façon que Bill. Ca semble les effrayer. Ils reculent tous, prit de peur.

- Je vous avais dit que nous reviendrions vous hanter.

Les flammes lèchent toujours nos corps, je suppose que ces flammes viennent de mon frère puisque nous avons quitté le bûcher. Au fur et à mesure que nous avançons, tel des zombies, les villageois s'écartent pour nous laisser passer. Bill s'arrête et parle.

- Retenez ceci : La prochaine fois que vous brûlerez un sorcier ou une sorcière, les jumeaux Tom aux cheveux de serpents et Bill aux yeux noirs comme le diable viendront vous hanter et nous dévasterons tout sur notre passage. Nous vous épargnons pour cette fois, mais la prochaine fois, vous subirez votre châtiment !

Nous nous éloignons dans la forêt, sans les quitter des yeux et une fois que nous sommes hors d'atteinte, Bill éteint les flammes qui nous enveloppent. On se met alors à rire de la naïveté des gens du Moyen-âge.

- On a eu chaud quand même, je dis. Ils auraient pu nous pendre !!
- Comment on va faire pour rentrer à notre époque ?
- J'n'en ai aucune idée. Il faudrait peut-être repasser par l'armoire. Mais je ne pense pas que notre manoir existait déjà à ce temps là.
- Détrompe toi, il existait déjà. Je l'ai vu dans mon rêve. Lorsque je regardais par la fenêtre, c'était une rue du Moyen-âge que je voyais. Essayons.

Nous prenons la direction du manoir, les rues ont complètement changées, certaines n'existent même pas. Nous le voyons enfin au loin, entouré d'autres manoirs. Il y a une pancarte à l'entrée de la rue.

« Ne pas entrer, ville sorcière »

Pleins de potences traînent le long de la route, avant la pancarte.

- Eh bien, ça à l'air chaleureux ici, me dit Bill.
- Oui je crois qu'on va bien s'amuser.
- Mais on va dire quoi au juste ? Bonjour je viens du futur et je voudrais utiliser votre armoire pour rentrer chez moi, ça vous dérange ?
- On avisera sur place.

Nous passons outre la pancarte et nous entrons dans la ville sorcière. Je regarde le vrai nom de la ville sur une autre pancarte. Juste une croix rouge sur un fond noir. Cette ville n'a sûrement pas de nom. Nous continuons sur la route principale, les gens mettent leur nez à leur fenêtre pour nous observer. Ils sont vraiment étranges. Enfin, nous on doit leur paraître plus étrange encore.

Nous arrivons devant le manoir, comme on s'y attendait, il est habité. Il n'y avait pas encore de grille à ce temps là et le jardin n'existait pas. Nous avançons jusqu'à la porte d'entrée, Bill utilise la tête de démon pour signaler notre présence. Après quelques secondes, un homme nous ouvre la porte. Rien que sa vue mon fou des frissons. Une grande cicatrice barre son visage et il porte une robe de sorcier avec capuche.

Voyant qu'il semble attendre qu'on parle les premiers, Bill tente une approche.

- Euh... Bonjour, excusez moi de vous déranger, on viens du futur et on voudrait utiliser votre armoire pour rentrer chez nous, ça vous dérange ?

J'hallucine, il l'a dit ! Le mec nous regarde bizarrement et s'efface pour nous laisser entrer. Un étrange frisson me parcours lorsque je passe le seuil de la porte. L'intérieur du manoir fou vraiment les boules, le sol et les murs sont en pierres, il y a déjà des portraits de gens encapuchonnés, les objets étranges qui traînent un peu partout...

- Qui êtes vous ? demande l'homme étrange.
- Nous sommes des visiteurs du futur, nous sommes arrivés ici grâce à l'armoire qui se trouve dans le grenier.

Il nous regarde avec une expression étrange, comme si il voulait sonder nos pensées. Il nous regarde ensuite de la tête aux pieds.

- Nous sommes des sorciers, ajoute Bill.
- Des sorciers ? Vraiment ? Prouvez-le !

Bill tend un peu son bras vers l'avant, une étincelle se forme dans sa main puis la petite boule de feu apparaît dans le creux de sa main. Le mec semble stupéfait, je crois que nous avons obtenu sa confiance.

- Suivez moi.

Nous le suivons dans les étages et nous arrivons à la porte du grenier. Il s'arrête.

- Comment connaissez vous l'existence de cette armoire ?
- Parce que nous vivons dans ce manoir.
-Vraiment ? Dans ce cas ouvrez la porte du grenier.

Bill se place devant, il pose sa main sur la poignée et prononce clairement : To skotëinon rodön philotès. Un cliquetis indique que la formule a marché.

- Comment connaissez vous cette formule ? demande l'homme.
- Je l'ai vu dans un de mes rêves.

Nous entrons dans le grenier, au milieu trône le pupitre, mais cette fois-ci il y a un livre posé dessus.

- Je peux jeter un coup d'½il à votre livre ?
- Il n'y a rien d'écrit dessus.
- Je peux donc regarder ?
- Comme vous voulez.

Bill se place devant le pupitre et feuillette le livre. Je regarde par-dessus son épaule, il est en effet vierge.

- Si vous voulez écrire, je vous conseil la langue vulgaire, le latin n'est plus lu de nos jours et je ne comprends rien à ce grimoire.
- Mais je ne peux pas rédiger un grimoire en langue vulgaire...
- Faite comme vous voulez, mais vos écrits seront perdus à jamais...

Nous nous plaçons devant l'armoire.

- S'il vous plait, repasser me voir, j'aimerais beaucoup qu'on discute. J'ai pleins de questions à vous poser. C'est la première fois que des sorciers venus du futur passe par mon manoir.
- Mais c'est un coup de chance si nous avons atterrit cette année. D'ailleurs, en quelle année sommes nous ?
- En 1269.
- Ouawww, on a fait un sacré bon.
- Et vous de quelle année venez vous ?
- 2007. Je vous ramènerais un souvenir la prochaine fois. Au faite, c'est quoi votre nom ?
- Eliator Eames et vous ?

On bloque un instant sur son nom puis méfiant je réponds :

- Billy et Tommy Klaus.
- Pour revenir à mon époque, vous n'aurez qu'à prononcer mon nom. Revenez vite.

Nous ouvrons l'armoire et nous sommes de nouveau aspirés par cette lumière blanche. J'atterris durement sur les fesses, pareil pour Bill. On regarde tout autour de nous.

- Tu crois qu'on est à la bonne époque ? je demande.
- Y a qu'à allez voir en bas.

On descend les escaliers et on a la surprise de retrouver notre salon, tel qu'on l'avait laissé.

- Attend, me dit Bill.

Il se dirige vers le tiroir où le grimoire est rangé. Il l'ouvre et je vois ses yeux s'agrandirent.

- Incroyable. C'est en allemand.
- Quoi ? Fait moi voir.

Je constate qu'il est effectivement écrit en allemand. On va enfin pouvoir le lire. On parcourt les premières pages et plus nous avançons dans la lecture, plus je commence à avoir la trouille. C'est effectivement un livre de magie noire. Les sortilèges sont tous plus horribles les uns que les autres !! Quelqu'un sonne à la porte.

- J'y vais, réponds Bill.

Je le suis des yeux jusqu'à la porte et je reste scotché lorsque je vois des mecs venir nous livrer de la nourriture. C'était pourtant hier que devait avoir lieu notre soirée. D'ailleurs, que vont penser nos deux voisins ? On les invite et on n'est même pas foutu d'être là. Bill me lance un regard surpris puis indique la cuisine aux livreurs.

De retour dans le salon, les livreurs nous dévisagent d'une étrange façon.

- Que vous est il arrivé ? demande l'un d'eux.
- Comment ça ?
- Vos vêtements, ils sont tout sales.
- Oh !! Euh... On s'est battu dans le jardin tout à l'heure.

Le mec soulève un sourcil, puis ils font demi tour. Bill referme la porte et se tourne vers moi.

- On s'est battu dans le jardin ? T'aurais pu trouver moins bidon quand même.

Je soulève les épaules. Je vois Bill passer la porte en courant et rattraper un livreur. Je le vois lui demander quelque chose puis le livreur lui répond puis s'éloigne au plus vite. De retour dans le manoir je lui demande des explications.

- Tu lui as demandé quoi à ce mec ?
- Je lui ai demandé quel jour on était.
- Sérieux ?
- Oui et tu sais quoi ? On est hier !! Le temps ne s'est pas écoulé pendant notre voyage dans le passé.

« Fin du POV de Tom »

# Posté le samedi 20 octobre 2007 05:37

Chapitre 8: Le grenier.

Chapitre 8: Le grenier.
Chapitre 8 : Le grenier.

« POV de Bill »

- Donc nous avons des invités ce soir ? me demande Tom.
- Oui. Et tu sais quoi ?
- Non quoi encore.
- Nous avons un invité du passé. Eliator Eames. Je mets ma main à couper que c'est le même que dans le passé. Tu sais le traiteur...
- Tu crois que c'est le même ? C'est peut être juste un de ses descendants non ?
- Nan je n'y crois pas !! De toute façon ce soir on est fixé. Si notre Eliator Eames à une grande cicatrice sur le visage, il n'y aura plus de doute.

Une sensation étrange s'empare de moi lorsque je repense à la cicatrice. D'ailleurs maintenant que j'y réfléchis, son visage ne m'est pas inconnu. Mais je serais incapable de dire où je l'ai vu. Je vois Tom qui se ressaisit du grimoire et qu'il l'ouvre sur le meuble en face de lui.

Je l'enlace par derrière et je regarde par-dessus son épaule. Nous sommes concentrés dans notre lecture d'une page sur les sorciers de première catégorie quand un bruit de verre brisé nous fait sursauter et sortir de notre rêverie.

- C'était quoi ça !!! me demande Tom.
- Je ne sais pas mais ça vient de la cuisine.

Je l'attrape par la main et nous avançons lentement jusqu'à la cuisine. Je constate alors que quelqu'un a jeté une pierre dans un des carreaux de notre cuisine.

- Ne passe pas devant la fenêtre, me dit Tom.

Je passe en dessous à quatre pattes pour ne pas me faire voir et je vais ramasser la pierre. Elle est entourée d'une feuille de papier maintenue par une ficelle. Je vais le chemin inverse et je reviens près de Tom. Il m'aide à détacher la ficelle et je déplie la feuille.

- Mort aux sorciers, je lis tout haut.

Juste en dessous du mot il y a un petit dessin fait à la va vite nous représentant en train de brûler sur un bûcher.

- C'est sympathique, me dit Tom.
- Je crois qu'on a bien fait de venir ici.
- Quand ils verront Georg et Gustav ils n'oseront plus nous balancer des pierres.
- De qui ça peut venir ?
- Peut être du gars à qui on a cramé son arbre.
- Mais il ne nous a pas vu ? Si ?
- Je ne sais pas du tout. Mais comment t'expliquerais ça alors ? Allez vient m'aidez à ranger la nourriture au frais pour ce soir.

On range la nourriture en évitant soigneusement la fenêtre brisée, qu'il faudrait d'ailleurs réparer et après une douche très instructive nous nous endormons directe dans notre lit. Il faut dire qu'on a passé une sacrée journée dans le passé. J'ai quand même pris le soin de mettre un réveil. Il ne faudrait pas que l'on rate nos invités.

« Fin du POV de Bill »

« Deux heures après »

« POV de Tom »


- Bill !!
- MMmmmmhh...
- Bill tu es où ?
- A coté de toi va...Laisse moi dormir.

J'ouvre un ½il puis l'autre, je constate que Bill touche presque le plafond dans le vide, ses bras pendent dans le vide comme ceux d'un pantin.

- Ouvre les yeux Bill.
- Tom... Qu'est-ce qu'il se passe...
- Je crois que tu lévites.
- Tom aide moi à redescendre, me dit-il d'une toute petite voix.
- Ben oui mais comment ? Je ne vais pas aller chercher un escabot quand même.
- Tom...
- Bon ok, je vais en chercher un. Ne bouge pas surtout.
- Comme si j'avais le choix...

Je reviens quelques minutes plus tard avec ce foutu escabot que j'ai eu trop de mal à monter tout seul dans les escaliers, j'arrive dans la chambre et au moment où Bill tourne la tête vers moi, il retombe en plein milieu du lit et après un rebond sur celui-ci, il atterrit lourdement sur le parquet de la chambre. Je grimace en voyant sa chute.

- Bill tu fais chier, je me suis tapé cette escabot dans les escaliers rien que pour toi, tu aurais pu attendre que je t'aide !!!
- Désolé, j'ai pas contrôlé.
- Je vois ça. Mais merde !!!!
- Quoi ?
- Pourquoi tu as des pouvoirs et pas moi. Après tout on est jumeaux non ? Alors pourquoi y a que toi qui en a ?
- Je ne sais pas, mais je te jure que quand j'aurais tous mes pouvoirs, je t'en donnerais. Peut être que mes pouvoirs ont un rapport avec le fait que j'ai disparus. Mais ne nous occupons pas de cela tout de suite, nos invités vont bientôt arriver.
- Ok.
- Tu devrais aller mettre le grimoire en sureté au grenier pendant que je prépare la table.
- D'accord.

Je vois qu'il est un peu déçu de ne pas avoir de pouvoir, alors je le réconforte comme je peux en lui donnant un baiser qui saura lui redonner le sourire.

- Je t'aime, me dit-il.
- Moi aussi je t'aime mon c½ur.

Je vais chercher le grimoire qui traîne encore sur la table du salon et je le remonte au grenier. Au moment d'ouvrir la porte du grenier, elle ne s'ouvre pas. J'essais la formule qu'a déjà récité Bill plusieurs fois, mais cela ne fonctionne pas car je n'ai pas de pouvoirs.

- Putain y'a vraiment qu'à moi que ça arrive... BILL, J'AI BESOIN DE TON AIDE POUR OUVRIR LA PORTE DU GRENIER !!
- ...
- BILL !!!

En voyant qu'il ne répond pas, je vais planquer le grimoire sous nos couettes, en attendant qu'on aille se coucher. Je redescends les escaliers près à passer ma colère sur mon frère lorsque je vois qu'il n'est pas seul. Une femme discute avec lui. Je reste un peu en retrait pour l'observer, grande, mince, de long cheveux noir très brillant. Ses poignets et son cou sont parés de bracelets et de colliers étincelants. Elle doit avoir tous justes trente ans.

Je descends comme si je ne les avais pas vu et j'essais d'adopter un air surpris en la voyant. Elle me regarde et me fait un sourire resplendissant. Ses dents sont toutes blanches et ses yeux verts brillent comme deux émeraudes. Si je n'étais pas homo... Enfin bref.

- Ah Tom, te voilà, je te présente notre première invitée, Igniatia Walbury's. Elle travaille dans une herboristerie.
- Une herboristerie ? je lui demande.
- Oui, je vends des herbes et des mélanges médicinaux que je compose moi-même. J'ai aussi une spécialité en gemmologie. Je fabrique moi-même des bijoux avec des pierres mystiques.
- Des pierres mystiques...
- Vous ne croyez pas aux pouvoirs bénéfiques des pierres ?
- Si si bien sur que si, je dis.
- Et si nous allions au salon en attendant notre deuxième et dernier invité ? propose Bill.
- Oui allons-y, je réponds.

Nous nous installons dans le canapé et Bill va nous chercher des rafraîchissements. Maintenant que j'y réfléchie, cette fille fait vraiment sorcière, ou plutôt prêtresse, un truc du genre. J'observe qu'elle porte un étrange pendentif à son cou, un truc qui fait vraiment sorcière.

- Est-ce que je peux savoir qui est votre autre invité ? nous demande t-elle poliment.
- Hum... Eliator Eames, répond Bill.

Elle semble étrange à la prononciation de ce prénom.

- Tout va bien ? je demande.
- Oui oui tout va bien, je suis surprise que cet homme soit également votre invité.
- Surprise ? Pourquoi ?
- Il y a des rumeurs qui courent sur lui, comme quoi il ferait partit d'une secte, une secte démoniaque.
- Vraiment ? Mais sur quoi vous basez vous pour dire ça ?
- Des rumeurs, toujours des rumeurs, mais qui se rejoignent toutes et qui rejoignent également ce manoir.
- Dites nous en plus...

Ding Dong...

- Il est préférable que l'on remette cette conversation à plus tard, nous dit elle un peu nerveuse.

On se regarde avec Bill, et sachant que nous n'obtiendrons rien de plus ce soir, je me lève pour aller ouvrir. J'ouvre la porte et tombe nez à nez avec Eliator. Je tape un fix sur sa tronche, son visage est barré d'une longue cicatrice. Il me regarde étrangement aussi. Je vois notre chat assis à côté de lui. Il se dépêche de rentrer en trottinant.

- Hum... Bonsoir, je suis Tom Kaulitz, je dis en lui serrant la main.
- Je suis Eliator Eames.
- Entrez.
Le mec entre et regarde tout autour de lui. C'est bien le mec d'autre fois. Cela veut dire aussi qu'il se souvient de nous, voyageurs du futur. Et nous comme des cons on lui a donné l'année d'où on venait. Je l'amène au salon et je vois Bill me faire les gros yeux discrètement.

Je fais les présentations entre nos deux invités, Eliator regarde Igniatia comme si cette dernière n'était qu'un affreux insecte qu'il fallait écraser. Je peux sentir le malaise de notre invitée alors j'essais tout de suite de détendre l'atmosphère en proposant un verre à notre gourou.

Nous commençons à parler de tout et de rien, le sujet dérive vite au manoir. Eliator nous raconte l'histoire du manoir avec des détailles assez précis, ce qui n'échappe nullement à Igniatia.

- Et bien mon cher Eliator, vous conter cette histoire comme si vous l'aviez vécu.
- Ne dites pas de bêtises, cette histoire remonte à plus de 800 ans.
- Vos détailles sont tout de même impressionnants.
- C'est parce que cette histoire est transmise dans ma famille de père en fils.
- Ca doit être ça, dit-elle sur un ton qui ne convainc personne.

Nous continuons de parler jusqu'à ce que la pendule sonne 21h. Bill apporte les plats sur la table pendant que je place nos invités. Comme la nourriture vient de ce mec bizarre, j'espère qu'elle n'est pas empoisonnée.

Le dîner se passe sans encombre, mais Eliator revient sans cesse au manoir. Il semble que ce manoir soit au centre de ses pensées. Vers 23h45 Igniatia rentre chez elle et dix minutes plus tard, Eliator nous quitte en nous disant :

- J'espère que nous reverrons, ce manoir recèle plein de secrets qu'il faut que vous découvriez.

Nous ne répondons rien et attendons qu'il ait passé la grille pour fermer notre porte. Je la referme et m'y adosse avant de souffler un grand coup.

- J'ai cru qu'il allait nous demander une visite du manoir, je dis.
- Oui moi aussi.
- C'est bien le même gars qu'au Moyen âge hein ?
- Oui, une cicatrice comme ça, ça ne se transmet pas de génération en génération.
- Vient, il faut aller ranger le grimoire dans le grenier, je n'ai pas réussis à ouvrir la porte tout à l'heure.
- A bon ? Ok on y va, mais tu l'as mis où ?
- Sous nos couettes...

Nous montons dans notre chambre et j'extirpe le livre des couettes. Puis Bill passe devant pour ouvrir la porte du grenier qui s'ouvre du premier coup. Je me sens encore plus frustré que tout à l'heure. Il pose le grimoire au centre du pupitre et le gong de la pendule nous signale qu'il est minuit.

Le grimoire s'ouvre alors tout seul à une page bien précise, une gravure représentant un homme qui s'illumine. Nous nous penchons tous les deux au dessus du grimoire et un bruit sourd commence à se faire entendre.

Comme un grondement. Ce grondement devient de plus en plus fort, des objets autour de nous commencent à trembler sur place. Le sol vibre sous nos pieds et une étrange lumière envahit le grenier. Bill me prend la main et se colle à moi. D'un seul coup des boules de lumières sortent de nulle part et nous foncent droit dessus. La première percute Bill et je l'entends hurler, puis une autre et encore une autre. Trois me foncent dessus et je me mets à hurler aussi.

J'ai l'impression de prendre feu, les boules volent de partout et nous percutent jusqu'à ce que nous soyons à genoux au sol. La main de Bill est toujours dans la mienne, je le vois s'écrouler au sol, ma vision commence à se brouiller puis c'est le noir totale.

« Fin du POV de Tom »

# Posté le samedi 20 octobre 2007 05:50

Chapitre 9: Surpris.

Chapitre 9: Surpris.
Chapitre 9 : Surpris.


« POV de Bill »

J'ouvre les yeux, la lumière crue du jour me force à les fermer. Je les ouvre de nouveau et remarque que je n'ai pas à faire au plafond de notre chambre. Je regarde à côté de moi et je vois Tom profondément endormit. Sa main est dans la mienne et je réalise alors que nous sommes allongés à même le sol du grenier. Je me relève mais ma tête me tourne. Je fini par m'asseoir. J'enlève ma main prisonnière de celle de Tom et je le secoue doucement.

- Hummmm !!!
- Tom réveille toi !! C'est important.
- Hmmmmm...
- Tom !!
- Oui ça va, pas la peine de gueuler, me répond t-il en se couchant sur le côté.

A bout de patience je le secoue violement.

- TOM !!!!

En moins d'une seconde il est sur ses fesses. Il regarde tout autour de lui puis me regarde.

- Ben qu'est-ce qu'on fiche ici ? Me souviens pas de m'être couché dans le grenier...
- Tu te souviens t'être couché dans la chambre ?
- Euh... Non...

Puis les souvenirs me reviennent en tête sous forme de flashes étranges. Je nous revois poser le grimoire sur le pupitre, les pages s'ouvrir à une page précise, le bruit sourd, les boules de lumière qui nous frappent...

- Je me rappelle, je dis.
- Oui moi aussi, j'ai eu des sortes de visions, c'est très étrange.
- La formule !!! Celle que j'ai récitée pour avoir des pouvoirs, tu sais celle que tu m'as écrite !!! Je devais les avoir au soir, c'est peut-être ça.
- Bill, j'ai aussi été frappé par trois boules de lumière, comme toi.
- Vraiment ? Alors tu as surement du avoir des pouvoirs aussi. Toi qui étais dèg de ne pas en avoir, je crois que tu va être servi.

On se relève enfin et on va jeter un coup d'½il au grimoire. Il est resté sur la page d'hier. Mais il n'y a aucune indication, rien du tout, juste cette gravure.

- J'ai faim, me dit Tom.
- Oui moi aussi je boufferais un éléphant.
- Il faudra qu'on découvre assez vite nos pouvoirs, enfin si c'était bien des pouvoirs.
- J'en suis sur. Au faite, je change de sujet mais... les autres mettent du temps à arriver quand même, tu ne trouves pas ?
- Si, on aura qu'à les appeler après petit déjeuner, car si j'attends plus longtemps, je bouffe ma main.
- Ok allons-y.

Après un petit déjeuner particulièrement copieux, on se décide pour appeler Stan. Je compose le numéro et mets le haut-parleur.

- Allo Stan, c'est Bill.
- Ah enfin!!! On arrive pas à vous joindre depuis je ne sais pas combien de temps !!
- Ah bon ?
- Oui, on peut enfin vous rejoindre le problème c'est qu'apparemment, le village où vous êtes n'existe pas.
- Quoi ? Mais qu'est-ce que tu racontes ?
- Il n'est sur aucune carte, je ne peux même pas faire d'itinéraire car le point d'arrivé. Bill répète moi le nom du village.
- Masel. C'est bizarre que tu ne le trouves pas. Notre taxi l'a bien trouvé lui.
- Ben peut-être qu'il connaissait le coin. Y a quoi comme village à côté ? Celui ne plus proche ?
- Un truc du genre Irgan.
- Ok je cherche sur internet. ... Oui Irgan existe. Mais pas de Masel à côté. Bon on part aujourd'hui, on va déjà aller jusqu'à Irgan, et après on demandera la route aux habitants jusque Masel.
- D'accord.
- Il faudrait que tu nous rappelles ce soir, car quand j'essais de t'appeler, une boîte vocal me dit que ton numéro est hors de portée.
- C'est étrange, pourtant ça marche bien puisque je t'appelle.
- Bon on fait comme ça alors. Pour être sur qu'on soit à Irgan, appelle vers 20h.
- Ok.
- Alors à ce soir.

Je raccroche le téléphone et je me tourne vers Tom.

- C'est étrange qu'ils ne trouvent pas le village non ?
- Bof tu sais Stan il n'est pas doué avec les ordis.
- Oui mais y a Georg et Gustav pour l'aider. Ils ne sont pas nuls eux.
- Je ne sais pas. Bon il faudrait peut être qu'on aille faire des courses. Le frigo commence à être vide...
- Ouais à la boulangerie où il y a cette charmante femme ?
- Peut être qu'on peut aller dans le village d'à côté ? Et on pourrait rejoindre les autres comme ça. On visite un peu, on se pose dans un bar en les attendant puis on rentre avec eux ?
- Oui, on va faire ça.

On prend nos affaires, avant de sortir Tom me donne un dernier baiser et nous passons la porte. Je regarde sans raison dans le voisin à qui ont a cramé son arbre. Il taille sa haie et dès qu'il nous voit il s'arrête. Il ne nous lâche pas des yeux. Je lance un regard discret à Tom pour le lui signaler... Tom évidemment n'est pas discret.

- Qu'est-ce que tu regardes toi là ???
- Espèce de sales sorciers. Je sais que c'est vous deux qui avez mit le feu à mon arbre.
- Vraiment ? répond Tom en s'arrêtant. La prochaine fois c'est ta maison qu'on brûlera.
- Tom arrête !! je lui dis précipitamment.
- Quoi ? C'est qu'un connard.
- J'ai vu l'autre sorcier venir chez vous. Vous êtes le mal en personne.
- On est content de le savoir, je réponds. Viens on se casse Tom.

On commence à partir lorsque je sens un truc me frapper au dos suivit d'un bruit métallique. On se retourne et je vois que ce mec m'a balancé une pierre d'affûtage. Je sens la colère de Tom, partout autour de moi, le vent commence à souffler, il fait plus froid et je vois de minuscules éclairs sortir de ses yeux.

- Pas ici Tom. On va se faire repérer. S'il te plait arrête !!! je lui chuchote.

Le vent cesse alors de souffler, la brise tiède revient... Je l'attrape par le bras et on s'éloigne. Il ne dit pas un mot jusqu'à ce qu'on arrive sur la place du village.

- Ce fumier !!! Il va payer !!! me dit-il d'un ton hargneux.
- Je suis d'accord, mais pas tout de suite. Trouvons un taxi.

On arrive à l'endroit où les taxis déposent les gens, il y en a un qui attend. Je vais le voir, jugeant que Tom est trop en colère pour parler normalement.

- Bonjour, est-ce que vous pourriez nous emmener à Irgan ?
- Bien sur, montez.

J'ouvre la porte pour que Tom grimpe le premier et nous partons direction Irgan. Il y a environ une vingt minutes de trajet puis le taxi nous dépose sur la place du village. Ca m'a l'air pas mal ici. Ce village ne fait pas aussi médiéval que le notre mais quand même, on sent que ce n'est pas tout moderne.

Nous marchons un peu dans le village pour découvrir les différents magasins. Un magasin me frappe en particulier. Je ressens une sensation étrange une fois que nous sommes arrêtés devant. Je regarde la façade, elle est d'un vert pastel avec des dessins de feuilles et de branchages qui s'entremêlent. Des petits êtres dotés d'ailes volent un peu partout. En haut de la scène brille un soleil d'or.

- Regarde l'enseigne, me dit Tom.
- Le monde d'ailleurs, je lis tout haut. On entre ?
- Ok.

On passe la porte, une petite clochette signale notre présence et nous commençons à regarder la boutique.

- Une herboristerie, je dis.
- Oui et regarde, là il y a un coin gemmologie.
- Igniatia Walbury's.
- Bill et Tom Kaulitz, dit une voix douce derrière nous.

Nous nous retournons pour nous retrouver face à la jeune femme qui avait été notre invité. Elle est toujours aussi belle, ses longs cheveux noirs descendant en cascade dans son dos, ses yeux d'un vert émeraude brillant, sa peau blanche...Elle est vêtue d'une robe de voiles de différents verts, lui donnant l'air d'une fée ou d'une elfe.

- Comment allez-vous ? nous demande t-elle.
- Vraiment très bien et vous ?
- On ne peut mieux. Je suis surprise de vous voir dans ma boutique, nous dit-elle en montrant ses belles dents blanches.
- Oui nous sommes venus faire quelques courses. Nos amis vont bientôt arriver, dit Tom.

Moi je continue de regarder la boutique en promenant mes yeux de droite à gauche. De toute évidence ce n'est pas qu'une herboristerie. Il y a des livres étranges, des sortes de potions, même des baguettes magiques. Je m'approche de l'une d'elle qui attire mon attention. Une baguette en bois noir rare avec un éclat de cristal précieux à son extrémité, d'après ce que dit l'étiquette.

J'ai l'impression qu'elle m'attire. Je tends la main vers elle sans même savoir pourquoi et je m'en empare. Une brise se lève alors dans le magasin, les lumières se mettent à clignoter, les flammes des quelques bougies allumées s'éteignent et se rallument sans cesse. Tom et Igniatia se sont tus soudainement, et je sens leur regard sur moi. Au bout de quelques secondes, tout redeviens normal.

- La baguette vous a choisi Bill. Elle vous attendait. Ce n'est pas un hasard si vous êtes là aujourd'hui. Maintenant que je suis sure de ce que vous êtes, je peux vous en parler librement.
- De ce que nous sommes ? demande Tom.
- Des sorciers, je m'en suis douté le jour où j'ai reçu votre invitation. Elle respirait la magie. C'est pour ça que j'ai accepté votre invitation. Ce n'est pas la peine de vous cacher devant moi, je suis également une sorcière.

Elle tend alors la main devant elle, paume vers le ciel et une grosse bougie se lève d'une étagère et lévite jusqu'à atterrir dans le creux de sa main. Elle couvre la bougie de son autre main, et lorsqu'elle l'enlève, la bougie s'allume d'elle-même.

- Quels sont vos pouvoirs ? nous demande t-elle.
- Et comment on peut être sur que vous n'êtes pas une mauvaise sorcière ?
- Je peux vous le montrer, je n'aurais ainsi plus aucun secret pour vous.

Je lui fais un signe de tête pour l'inciter à nous montrer. Elle s'approche de nous presque en flottant et place la main de Tom dans la mienne. Elle place ensuite une de ses mains sur ma joue et l'autre sur celle de Tom. Je sens alors une vague de chaleur m'envahir puis des images défilent à toute vitesse dans ma tête. J'ai l'impression de voir un film en accéléré.

Je vois un bébé puis une petite fille qui joue avec sa poupée, la fille grandie et découvre qu'elle fait voler les objets. Une adolescente se fait rejeter par ses amies car elle fait des choses étranges. Toute une série d'images nous montre la vie d'Igniatia. Le tout s'arrête lorsque deux adolescents pénètrent dans sa boutique, nous.

- Est-ce que vous me prenez toujours pour une mauvaise sorcière ?
- Non, vous m'avez convaincu, je dis.
- Moi aussi, répond Tom. Comment vous faite ça ?
- Je vous montrerais lorsque vous aurez développés vos pouvoirs.
- Comment savez vous que nous n'avons pas développé nos pouvoirs ?
- Car vous ne les avez eut que cette nuit, même le plus doué des sorciers ne peut pas tout maitrisez en une nuit.
- Comment savez vous que nous avons eut des pouvoirs cette nuit ?
- Mes cartes me l'ont prédit, puis un événement astrologique annonçait l'arriver des deux plus puissants sorciers de l'humanité. Un alignement planétaire des plus rares. Malheureusement, vous n'êtes pas en sécurité.
- Eliator Eames, je suppose ?
- Oui. Cet homme est un démon de la pire espèce. Toute sa famille a habité ce village, ce même village qu'ils ont fondé au moyen âge. Mais dites-moi, est-ce que l'expression « Tom aux cheveux de serpents et Bill aux yeux noirs comme le diable » vous dit quelque chose ?

Je regarde Tom du coin de l'½il et je ne peux retenir un sourire. Tom lui fait comme si il n'avait rien entendu.

- C'est une histoire compliquée, je réponds. Est-ce que vous avez toujours vécu ici ?
- Oui, toute ma famille, depuis aussi longtemps qu'Eliator.
- Vous avez vécu au moyen-âge aussi ?
- Je fais si vieille ? nous demande t-elle en souriant.
- Eum.. non, c'est qu'on se demandait si vous étiez immortelle aussi, comme Eliator.
- Immortelle ? Je ne saisis pas ce que tu dis Bill.
- Ok je vous explique. Avec Tom on a fait un voyage dans le passé, et au moment de repartir, nous sommes tombés sur Eliator. Il vivait dans notre manoir. C'était bien le même qu'aujourd'hui, la cicatrice et tout. C'était au moyen-âge.

Elle nous regarde en souriant, s'attendant qu'on lui dise d'une seconde à l'autre que c'était une plaisanterie, mais voyant que nous gardons toujours notre air sérieux, son sourire s'efface.

- Vous êtes allé dans le passé ?
- Oui, et c'est nous qui avons formulé la malédiction que vous venez de nous énoncer en partie.
- Comment ? Comment avez-vous fait ? nous demande t-elle fascinée.
- Avec l'armoire magique qu'il y a dans notre grenier.

Nous nous asseyons dans l'arrière boutique avec elle, chacun une tasse de thé de sa propre préparation et nous lui expliquons tout depuis l'achat du manoir en passant par mon enlèvement, notre voyage dans le passé, la découverte du grimoire...

Elle semble absorbée par nos paroles et pause plein de questions. Elle nous met aussi en garde contre les habitants de notre village. Ils seraient contre toute forme de magie, même le fait de prononcer ce mot serait très mal vu. Nous apprenons aussi que tous les habitants du village sont des descendants des premiers habitants du village. Les maisons semblent transmises de génération en génération. Ce village autrefois composé uniquement de sorciers est devenu le village le plus normale possible.

- Il ne faut surtout pas que vous montriez vos pouvoirs en public, Il y a de ça plusieurs années, une famille à accidentellement dévoilé ses pouvoirs et tout le village s'est mit contre cette famille. Ils ont disparut du jour au lendemain, mais des rumeurs racontes qu'ils auraient été amenés dans la forêt par les villageois qui aurait de nouveau construit un Grand Bûcher afin de les faire périr par le feu.
- C'est une blague ? je demande.
- Malheureusement non, répond t-elle d'une voix grave. Savez vous que Irgan fait aussi partit du village ? C'est une annexe de Masel. Ce coin est par chance, beaucoup plus tolérant pour ce qui est de la magie. Sinon j'aurais été brûlée depuis longtemps pour avoir ouvert une telle boutique.
- Mais la police ne dit rien ?
- Etrangement aucun policier n'est jamais venu ici, depuis que je suis toute petite je n'ai jamais vu personne. Bill tu veux tester ta baguette ?
- Comment je fais ?
- Je vais te montrer. Tu vois la bougie là bas ? Tu vas diriger ta baguette dessus et te concentrer dessus. Visualise là allumée. C'est bon ?
- Oui je crois.
- Maintenant tu vas dire très clairement « inflammaré »

Je prononce la formule et j'ai la surprise de voir la bougie s'allumer toute seule.

- Comme c'est intéressant, dit une voix masculine derrière nous.

Je me retourne et je le vois, appuyé aux montants de la porte, une lueur étrange presque démoniaque brûlant dans ses yeux. C'est lui, Eliator Eames.

« Fin du POV de Bill »





Voilà voilà, environ une heure et quart pour tout refaire, et rechercher de nouvelles images. Je mets donc immédiatement à la rédaction du chapitre 10 en espérant que vous n'aurez pas perdu le fil de l'histoire... Sur ce, au pochain chapitre ^^

# Posté le samedi 20 octobre 2007 05:59

Modifié le samedi 20 octobre 2007 06:44