Chapitre 5 : Suspects.
« POV de Bill »
Je regarde partout je ne vois pas ce soi-disant chat.
- Ok je vois, je dis.
- Mais je te jure qu'il était là.
- Oui allez c'est pas grave, je t'en veux pas de m'avoir suivi.
Il ne répond pas et je le vois écarquiller les yeux en fixant mon cou.
- Quoi ?
- Le collier, il est revenu.
Je constate en effet que le pendentif pend à mon cou.
- Peut être que tu dois le garder, me suggère Tom.
- De toute façon je n'ai pas le choix, il revient tout le temps. Je crois que nous sommes en train de découvrir un nouveau monde, un monde que nous n'aurions jamais du connaître. La magie existe vraiment, ce n'est pas des histoires que l'on raconte aux enfants pour leur faire peur, de même que la chasse aux sorcières. Ils ne chassaient pas des malades mentaux mais de vraies sorcières.
Je me retourne vers mon frère.
- Tom, je veux que tu récites la formule aussi pour avoir des pouvoirs.
- Je ne crois pas que ça marchera sur moi.
- Et pourquoi ça ?
- Parce que je ne me suis pas fait enlever, je suis sure que c'est lié. Ils t'ont fait un truc, ils t'ont ensorceler ou je sais pas quoi.
- Alors c'est moi qui te doterais de pouvoirs.
- Quoi ? Mais comment ? Tu ne sais pas faire ça.
- Il y a deux jours je ne savais pas non plus lancer des boules de feu...
Je l'attrape par la main et nous faisons demi tour. J'entends soudain un petit rire d'enfant qui fait tout le tour de la forêt.
- C'était quoi ça ? me demande Tom.
- Je ne sais pas.
Le rire recommence une deuxième fois, puis une troisième fois. Nous regardons d'où vient le bruit et une petite voix se fait entendre juste derrière nous.
- Bonjour toi.
C'est la petite fille d'hier. Elle porte toujours ses vêtements de paysanne.
- Mais d'où elle sort celle là ? demande Tom.
- Toi aussi t'as des cheveux bizarres.
- Et toi c'est tes vêtements qui sont bizarres.
Elle regarde sa robe quelques instants puis s'intéresse de nouveau à nous.
- Le collier t'a retrouvé, me dit-elle. Tu ne dois pas le quitter sinon tu ne pourras plus te protéger.
- Me protéger ? Mais de quoi ? De qui ? je demande.
Elle tend sa petite main et pointe un doigt vers Tom.
- De lui.
On se regarde tous les deux et lorsque l'on regarde de nouveau vers la fillette, elle a disparut.
- Ben elle est passée où ? me demande Tom.
- J'en sais rien, elle m'a fait le même coup hier.
- Hier, tu l'avais déjà vu ?
- Oui, quand on s'est disputé à propos du manoir.
- Si tu veux mon avis, tout ce village est plongé dans la bizarrerie. Autant les maisons que la forêt.
- Peut-être. On ferait mieux de rentrer pour appeler le traiteur, sinon on aura rien à servir à nos voisins.
Sur le chemin j'entends de nouveau les femmes qui chantent, je jette un coup d'½il à Tom, il n'a pas l'air d'entendre quoi que ce soit. Peut-être que je suis le seul à les entendre.
- Tu n'entends rien de bizarre ? je demande.
- Tu parles des sorcières qui chantent ?
- Quoi ?
Il s'arrête d'un seul coup et me regarde étrangement.
- Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça, me répond t-il. Ces femmes qui chantent, ce sont des sorcières qui ont péries sur le Grand Bûcher organisé par le village. Ils ont jugés et condamné la moitié du village pour sorcellerie. Elles ont été interrogées, torturées puis brûlées vives. Elles reviennent pour hanter le lieu où elles sont mortes.
- Attend, comment tu sais tout ça toi ?
- Je ne sais pas, je le sais c'est tout. Je l'ai peut-être lu quelque part...
- Mais tu les entends ?
- Oui...
Nous reprenons notre marche, il est vraiment étrange. Et après c'est moi qui est sensé lui faire peur... Nous revenons enfin au manoir et quelque chose attire mon attention. Sur le pas de la porte se trouvent toutes nos invitations, une grosse pierre est posée dessus pour les maintenir.
- On ne peut pas dire que les gens d'ici soient très accueillants, me dit Tom.
- Oui c'est vrai, je vais voir dans la boîte aux lettres. Peut-être que certains ont répondu positivement...
- Faux pas rêver.
J'ouvre la boîte aux lettres et j'ai la surprise d'y découvrir deux invitations avec une réponse pour chacune.
- Tom regarde ! Il y a deux réponses.
Je vois un grand sourire se dessiner sur ses lèvres, il s'approche de moi et lis par-dessus mon épaule.
- Je serais ravie de passer la soirée de demain en votre compagnie pour faire plus ample connaissance. Igniatia Walbury's.
- Je serais enchanté de redécouvrir ce manoir avec vous et de vous compter son histoire. Héliator Eames
- Deux réponses c'est déjà mal, je dis. Ca fera moins à commander pour le traiteur.
- Oui en parlant de traiteur, on va appeler qui ? On ne connaît personne ici.
- Bah on peut peut-être demander à Stan ?
- Oui je vais l'appeler.
Je sors mon portable de ma poche quand Tom me prend la main.
- Pas la peine de prendre ton portable, on a un fixe à la maison. Je l'ai vu dans un tiroir hier...
- Mais tu sais, depuis 60 ans, je doute qu'il y ait une ligne d'installée...
- Il y a bien un frigo, un congèle, une télé et une douche qui fait massage, pourquoi le téléphone ne marcherait pas ?
- Je ne sais pas...
- Viens, on rentre. J'aimerais qu'on teste la mezzanine de derrière si tu vois ce que je veux dire...
Il lance un regard des plus pervers avant de m'attraper par la taille. Il se dirige vers la mezzanine.
- Mais..., et le traiteur ? je demande.
- On verra ça après, on a le temps, chuchote t-il à mon oreille.
- Okaaaaaaaaaayyyyy !!!!!
On grimpe l'étage en vitesse et il me plaque comme un sauvage contre la porte-fenêtre. Ses lèvres se pressent contre les miennes et il force le passage de mes dents pour venir jouer avec ma langue. Ses mains s'insinuent sous mon tee-shirt et redescendent le long de mes côtes. Je glisse une de mes mains derrière moi pour ouvrir la porte-fenêtre et nous basculons par terre sur la mezzanine. Heureusement que nous sommes en hauteur sinon tout le monde pourrait nous voir.
Je sens déjà son excitation contre ma cuisse, il glisse un de ses genoux entre mes jambes et appui sur mon érection. Il se redresse pour enlever mon tee-shirt et le sien qu'il balance par la porte fenêtre et il reprend possession de mes lèvres. Il descend le long de mon cou en suçotant quelques endroits puis il s'attaque à mes tétons qu'il mordille doucement.
Je me sens vraiment à l'étroit dans mon jean, j'ouvre sa braguette en espérant qu'il fera pareil pour moi. J'ai visé juste. Il envoie nos jeans rejoindre les tee-shirts et il passe ses doigts sous l'élastique de mon caleçon. Si il ne se dépêche pas c'est moi qui vais prendre le dessus.
- Han va plus vite Tom...
- Comme tu veux mon amour.
Il fait glisser sa langue le long de ma ligne abdominale et abaisse mon caleçon. Je sens ses doigts d'enrouler autour de mon sexe et il commence de lent va et vient histoire de bien me chauffer.
- Humm continu...
Je sens alors quelque chose de chaud et d'humide autour de mon sexe et la sensation d'une pénétration chaude m'envahi. J'en ai le souffle coupé tellement c'est bon. Je ne me retiens pas de gémir tout ce que je ressens. Il sait vraiment bien se servir de sa langue. Il joue avec mon sexe, me lèche comme c'est pas permis et au bout de quelques minutes je me libère dans sa bouche en m'accrochant à ses dreads et en hurlant mon plaisir.
Il écarte mes cuisses et introduit un doigt en moi qu'il a enduit de salive juste avant. Il l'enfonce au plus profond et le ressors pour le réintroduire de nouveau. Il en ajoute un deuxième et continu ses mouvements puis un troisième. Il commence à prendre une cadence affolante et je le stop avant de jouir.
- Je veux te sentir en moi.
- Hmmm.
Il se positionne devant moi et entre tout doucement. Son membre beaucoup plus gros que ses trois doigts me fait voir des étoiles. Il attrape mes cuisses et d'un coup sec il va au plus profond. J'adore quand il fait ça. Il soulève mon bassin et commence des mouvements lents et très profonds puis il accélère de plus en plus. Ses mouvements deviennent plus rapides et furtif puis il recommence à toucher ma prostate.
- Hmmm Tom plus fort !!! Hannnnn !!!!
Il continu pendant quelques minutes à un rythme infernale puis il sort complètement. Il m'attrape par les hanches et me retourne d'un seul coup.
- Accroche toi à la barrière, me dit-il d'une voix rauque.
Je m'exécute. Il se met à genoux assis sur ses pieds et il me fait m'assoire dos à lui, une jambe plié de chaque côté de ses cuisses. Il recommence des mouvements beaucoup plus profonds et brutaux que tout à l'heure, sa main entoure mon sexe de nouveau et au bout de quelques minutes je ne sais même plus penser. Je ne sais que lui murmurer d'aller plus vite, plus fort et je suis frappé par un orgasme des plus puissants. Tom me rejoint dans la jouissance quelques secondes après.
Je m'adosse contre son torse, épuisé, la tête posée sur sa clavicule. Je ne peux même plus bouger. Mes mains sont encore crispées contre la barrière. Lorsque j'ouvre de nouveau les yeux, mes mains sont toutes noires. La barrière aussi. Et en levant un peu plus les yeux, je constate que l'arbre du voisin d'en face est en flamme.
- Oh merde !! J'ai foutu le feu.
Tom se retire alors de moi pour regarder aussi.
- Oh la vache !!! A ben tu l'a pas loupé celui là, dit-il en riant.
- Arrête c'est pas drôle !! Et si quelqu'un a vu la boule de feu partir de chez nous ?
- Ben dans ce cas là on est mal. Et je pense qu'on finira cramé sur le Grand Bûcher dans la forêt que hantent les sorcières d'autre fois.
- Arrête tes conneries ça me fait pas rire.
- Désolé... Je vais chercher nos vêtements.
- Okay.
On se rhabille rapidement et on renter discrètement au manoir. On se planque derrière la fenêtre de la cuisine qui nous permet de voir le jardin du voisin sans être vu. Un camion de pompiers arrive quelques minutes après, ils sortent les lances et commencent à maîtriser l'incendie.
Un des pompiers interroge l'habitant, un homme d'une trentaine d'années. D'un seul coup le mec pointe son doigt vers notre manoir en faisant « oui » de la tête. Le pompier se retourne aussi et fixe notre manoir quelques secondes. Il commence à marcher vers nous.
- Eh merde on est grillé !! Qu'est-ce qu'on va dire ??
- T'inquiète pas Bill, on leur dira juste qu'on vient de se lever, qu'on a été réveillé par la sirène. Enlève tes vêtements et reste en caleçon.
- Mais il est 4h de l'après midi, on est pas sensé être couché.
- Décalage horaire frèro.
On se déshabille en vitesse, on planque nos fringues sur le canapé, Tom m'ébouriffe un peu les cheveux pour que j'ai l'air de sortir du lit.
Ding Dong
Je m'avance pour ouvrir la porte. Le pompier de tout à l'heure est sur le seuil. Il me jette un regard bizarre en me voyant.
- Bonjour euh...
Il semble hésiter entre mademoiselle et monsieur...
- Bill Kaulitz ! Et voici mon frère Tom.
- Bonjour messieurs. Désolé de vous déranger mais je voudrais savoir si vous n'avez rien vu de suspect concernant l'incendie qui s'est déclenché chez votre voisin ?
- Non nous n'avons rien vu, nous étions couchés lorsque la sirène de votre camion nous a réveillés.
- Couchés ?
Il regarde sa montre.
- Nous avons passé un mois aux Etats-Unis alors forcément, le retour en Allemagne cause quelques problèmes de décalage horaire.
Il jette un coup d'½il par-dessus mon épaule.
- On dirait que vous avez aussi des problèmes d'incendie. Qu'est-il arrivé à votre cheminée ?
- Euh... En faite on nous a vendu le manoir comme ça.
- Vraiment ? Pourtant votre voisin jure avoir entendu une explosion venant de chez vous.
- C'est lorsque je branche mon ampli, intervient Tom. C'est un ampli à lampe et il est très vieux. Nous sommes musiciens, même si personne ne nous connaît dans cette ville ce qui est étrange.
Il nous regarde d'un ½il suspicieux, garde le silence quelques secondes puis ajoute :
- Alors excusez moi de vous avoir dérangé. Bonne journée.
- Oh mais ce n'est rien. J'espère que vous trouverez l'origine de l'incendie, ajoute Tom d'un air naturel.
- J'y compte bien, répond le pompier sur un ton sec.
Je referme enfin la porte. On attend qu'il ait repassé la grille pour parler.
- J'ai cru qu'il ne nous lâcherait pas, commence Tom.
- Oui pareil, il va falloir que je fasse attention désormais.
- Surtout qu'il n'a pas cru un mot de ce qu'on lui a dit...
« Fin du POV de Bill »
« POV de Bill »
Je regarde partout je ne vois pas ce soi-disant chat.
- Ok je vois, je dis.
- Mais je te jure qu'il était là.
- Oui allez c'est pas grave, je t'en veux pas de m'avoir suivi.
Il ne répond pas et je le vois écarquiller les yeux en fixant mon cou.
- Quoi ?
- Le collier, il est revenu.
Je constate en effet que le pendentif pend à mon cou.
- Peut être que tu dois le garder, me suggère Tom.
- De toute façon je n'ai pas le choix, il revient tout le temps. Je crois que nous sommes en train de découvrir un nouveau monde, un monde que nous n'aurions jamais du connaître. La magie existe vraiment, ce n'est pas des histoires que l'on raconte aux enfants pour leur faire peur, de même que la chasse aux sorcières. Ils ne chassaient pas des malades mentaux mais de vraies sorcières.
Je me retourne vers mon frère.
- Tom, je veux que tu récites la formule aussi pour avoir des pouvoirs.
- Je ne crois pas que ça marchera sur moi.
- Et pourquoi ça ?
- Parce que je ne me suis pas fait enlever, je suis sure que c'est lié. Ils t'ont fait un truc, ils t'ont ensorceler ou je sais pas quoi.
- Alors c'est moi qui te doterais de pouvoirs.
- Quoi ? Mais comment ? Tu ne sais pas faire ça.
- Il y a deux jours je ne savais pas non plus lancer des boules de feu...
Je l'attrape par la main et nous faisons demi tour. J'entends soudain un petit rire d'enfant qui fait tout le tour de la forêt.
- C'était quoi ça ? me demande Tom.
- Je ne sais pas.
Le rire recommence une deuxième fois, puis une troisième fois. Nous regardons d'où vient le bruit et une petite voix se fait entendre juste derrière nous.
- Bonjour toi.
C'est la petite fille d'hier. Elle porte toujours ses vêtements de paysanne.
- Mais d'où elle sort celle là ? demande Tom.
- Toi aussi t'as des cheveux bizarres.
- Et toi c'est tes vêtements qui sont bizarres.
Elle regarde sa robe quelques instants puis s'intéresse de nouveau à nous.
- Le collier t'a retrouvé, me dit-elle. Tu ne dois pas le quitter sinon tu ne pourras plus te protéger.
- Me protéger ? Mais de quoi ? De qui ? je demande.
Elle tend sa petite main et pointe un doigt vers Tom.
- De lui.
On se regarde tous les deux et lorsque l'on regarde de nouveau vers la fillette, elle a disparut.
- Ben elle est passée où ? me demande Tom.
- J'en sais rien, elle m'a fait le même coup hier.
- Hier, tu l'avais déjà vu ?
- Oui, quand on s'est disputé à propos du manoir.
- Si tu veux mon avis, tout ce village est plongé dans la bizarrerie. Autant les maisons que la forêt.
- Peut-être. On ferait mieux de rentrer pour appeler le traiteur, sinon on aura rien à servir à nos voisins.
Sur le chemin j'entends de nouveau les femmes qui chantent, je jette un coup d'½il à Tom, il n'a pas l'air d'entendre quoi que ce soit. Peut-être que je suis le seul à les entendre.
- Tu n'entends rien de bizarre ? je demande.
- Tu parles des sorcières qui chantent ?
- Quoi ?
Il s'arrête d'un seul coup et me regarde étrangement.
- Je ne sais pas pourquoi j'ai dit ça, me répond t-il. Ces femmes qui chantent, ce sont des sorcières qui ont péries sur le Grand Bûcher organisé par le village. Ils ont jugés et condamné la moitié du village pour sorcellerie. Elles ont été interrogées, torturées puis brûlées vives. Elles reviennent pour hanter le lieu où elles sont mortes.
- Attend, comment tu sais tout ça toi ?
- Je ne sais pas, je le sais c'est tout. Je l'ai peut-être lu quelque part...
- Mais tu les entends ?
- Oui...
Nous reprenons notre marche, il est vraiment étrange. Et après c'est moi qui est sensé lui faire peur... Nous revenons enfin au manoir et quelque chose attire mon attention. Sur le pas de la porte se trouvent toutes nos invitations, une grosse pierre est posée dessus pour les maintenir.
- On ne peut pas dire que les gens d'ici soient très accueillants, me dit Tom.
- Oui c'est vrai, je vais voir dans la boîte aux lettres. Peut-être que certains ont répondu positivement...
- Faux pas rêver.
J'ouvre la boîte aux lettres et j'ai la surprise d'y découvrir deux invitations avec une réponse pour chacune.
- Tom regarde ! Il y a deux réponses.
Je vois un grand sourire se dessiner sur ses lèvres, il s'approche de moi et lis par-dessus mon épaule.
- Je serais ravie de passer la soirée de demain en votre compagnie pour faire plus ample connaissance. Igniatia Walbury's.
- Je serais enchanté de redécouvrir ce manoir avec vous et de vous compter son histoire. Héliator Eames
- Deux réponses c'est déjà mal, je dis. Ca fera moins à commander pour le traiteur.
- Oui en parlant de traiteur, on va appeler qui ? On ne connaît personne ici.
- Bah on peut peut-être demander à Stan ?
- Oui je vais l'appeler.
Je sors mon portable de ma poche quand Tom me prend la main.
- Pas la peine de prendre ton portable, on a un fixe à la maison. Je l'ai vu dans un tiroir hier...
- Mais tu sais, depuis 60 ans, je doute qu'il y ait une ligne d'installée...
- Il y a bien un frigo, un congèle, une télé et une douche qui fait massage, pourquoi le téléphone ne marcherait pas ?
- Je ne sais pas...
- Viens, on rentre. J'aimerais qu'on teste la mezzanine de derrière si tu vois ce que je veux dire...
Il lance un regard des plus pervers avant de m'attraper par la taille. Il se dirige vers la mezzanine.
- Mais..., et le traiteur ? je demande.
- On verra ça après, on a le temps, chuchote t-il à mon oreille.
- Okaaaaaaaaaayyyyy !!!!!
On grimpe l'étage en vitesse et il me plaque comme un sauvage contre la porte-fenêtre. Ses lèvres se pressent contre les miennes et il force le passage de mes dents pour venir jouer avec ma langue. Ses mains s'insinuent sous mon tee-shirt et redescendent le long de mes côtes. Je glisse une de mes mains derrière moi pour ouvrir la porte-fenêtre et nous basculons par terre sur la mezzanine. Heureusement que nous sommes en hauteur sinon tout le monde pourrait nous voir.
Je sens déjà son excitation contre ma cuisse, il glisse un de ses genoux entre mes jambes et appui sur mon érection. Il se redresse pour enlever mon tee-shirt et le sien qu'il balance par la porte fenêtre et il reprend possession de mes lèvres. Il descend le long de mon cou en suçotant quelques endroits puis il s'attaque à mes tétons qu'il mordille doucement.
Je me sens vraiment à l'étroit dans mon jean, j'ouvre sa braguette en espérant qu'il fera pareil pour moi. J'ai visé juste. Il envoie nos jeans rejoindre les tee-shirts et il passe ses doigts sous l'élastique de mon caleçon. Si il ne se dépêche pas c'est moi qui vais prendre le dessus.
- Han va plus vite Tom...
- Comme tu veux mon amour.
Il fait glisser sa langue le long de ma ligne abdominale et abaisse mon caleçon. Je sens ses doigts d'enrouler autour de mon sexe et il commence de lent va et vient histoire de bien me chauffer.
- Humm continu...
Je sens alors quelque chose de chaud et d'humide autour de mon sexe et la sensation d'une pénétration chaude m'envahi. J'en ai le souffle coupé tellement c'est bon. Je ne me retiens pas de gémir tout ce que je ressens. Il sait vraiment bien se servir de sa langue. Il joue avec mon sexe, me lèche comme c'est pas permis et au bout de quelques minutes je me libère dans sa bouche en m'accrochant à ses dreads et en hurlant mon plaisir.
Il écarte mes cuisses et introduit un doigt en moi qu'il a enduit de salive juste avant. Il l'enfonce au plus profond et le ressors pour le réintroduire de nouveau. Il en ajoute un deuxième et continu ses mouvements puis un troisième. Il commence à prendre une cadence affolante et je le stop avant de jouir.
- Je veux te sentir en moi.
- Hmmm.
Il se positionne devant moi et entre tout doucement. Son membre beaucoup plus gros que ses trois doigts me fait voir des étoiles. Il attrape mes cuisses et d'un coup sec il va au plus profond. J'adore quand il fait ça. Il soulève mon bassin et commence des mouvements lents et très profonds puis il accélère de plus en plus. Ses mouvements deviennent plus rapides et furtif puis il recommence à toucher ma prostate.
- Hmmm Tom plus fort !!! Hannnnn !!!!
Il continu pendant quelques minutes à un rythme infernale puis il sort complètement. Il m'attrape par les hanches et me retourne d'un seul coup.
- Accroche toi à la barrière, me dit-il d'une voix rauque.
Je m'exécute. Il se met à genoux assis sur ses pieds et il me fait m'assoire dos à lui, une jambe plié de chaque côté de ses cuisses. Il recommence des mouvements beaucoup plus profonds et brutaux que tout à l'heure, sa main entoure mon sexe de nouveau et au bout de quelques minutes je ne sais même plus penser. Je ne sais que lui murmurer d'aller plus vite, plus fort et je suis frappé par un orgasme des plus puissants. Tom me rejoint dans la jouissance quelques secondes après.
Je m'adosse contre son torse, épuisé, la tête posée sur sa clavicule. Je ne peux même plus bouger. Mes mains sont encore crispées contre la barrière. Lorsque j'ouvre de nouveau les yeux, mes mains sont toutes noires. La barrière aussi. Et en levant un peu plus les yeux, je constate que l'arbre du voisin d'en face est en flamme.
- Oh merde !! J'ai foutu le feu.
Tom se retire alors de moi pour regarder aussi.
- Oh la vache !!! A ben tu l'a pas loupé celui là, dit-il en riant.
- Arrête c'est pas drôle !! Et si quelqu'un a vu la boule de feu partir de chez nous ?
- Ben dans ce cas là on est mal. Et je pense qu'on finira cramé sur le Grand Bûcher dans la forêt que hantent les sorcières d'autre fois.
- Arrête tes conneries ça me fait pas rire.
- Désolé... Je vais chercher nos vêtements.
- Okay.
On se rhabille rapidement et on renter discrètement au manoir. On se planque derrière la fenêtre de la cuisine qui nous permet de voir le jardin du voisin sans être vu. Un camion de pompiers arrive quelques minutes après, ils sortent les lances et commencent à maîtriser l'incendie.
Un des pompiers interroge l'habitant, un homme d'une trentaine d'années. D'un seul coup le mec pointe son doigt vers notre manoir en faisant « oui » de la tête. Le pompier se retourne aussi et fixe notre manoir quelques secondes. Il commence à marcher vers nous.
- Eh merde on est grillé !! Qu'est-ce qu'on va dire ??
- T'inquiète pas Bill, on leur dira juste qu'on vient de se lever, qu'on a été réveillé par la sirène. Enlève tes vêtements et reste en caleçon.
- Mais il est 4h de l'après midi, on est pas sensé être couché.
- Décalage horaire frèro.
On se déshabille en vitesse, on planque nos fringues sur le canapé, Tom m'ébouriffe un peu les cheveux pour que j'ai l'air de sortir du lit.
Ding Dong
Je m'avance pour ouvrir la porte. Le pompier de tout à l'heure est sur le seuil. Il me jette un regard bizarre en me voyant.
- Bonjour euh...
Il semble hésiter entre mademoiselle et monsieur...
- Bill Kaulitz ! Et voici mon frère Tom.
- Bonjour messieurs. Désolé de vous déranger mais je voudrais savoir si vous n'avez rien vu de suspect concernant l'incendie qui s'est déclenché chez votre voisin ?
- Non nous n'avons rien vu, nous étions couchés lorsque la sirène de votre camion nous a réveillés.
- Couchés ?
Il regarde sa montre.
- Nous avons passé un mois aux Etats-Unis alors forcément, le retour en Allemagne cause quelques problèmes de décalage horaire.
Il jette un coup d'½il par-dessus mon épaule.
- On dirait que vous avez aussi des problèmes d'incendie. Qu'est-il arrivé à votre cheminée ?
- Euh... En faite on nous a vendu le manoir comme ça.
- Vraiment ? Pourtant votre voisin jure avoir entendu une explosion venant de chez vous.
- C'est lorsque je branche mon ampli, intervient Tom. C'est un ampli à lampe et il est très vieux. Nous sommes musiciens, même si personne ne nous connaît dans cette ville ce qui est étrange.
Il nous regarde d'un ½il suspicieux, garde le silence quelques secondes puis ajoute :
- Alors excusez moi de vous avoir dérangé. Bonne journée.
- Oh mais ce n'est rien. J'espère que vous trouverez l'origine de l'incendie, ajoute Tom d'un air naturel.
- J'y compte bien, répond le pompier sur un ton sec.
Je referme enfin la porte. On attend qu'il ait repassé la grille pour parler.
- J'ai cru qu'il ne nous lâcherait pas, commence Tom.
- Oui pareil, il va falloir que je fasse attention désormais.
- Surtout qu'il n'a pas cru un mot de ce qu'on lui a dit...
« Fin du POV de Bill »




