Chapitre 3 : Le filtre de pouvoir.
« POV de Bill »
Je cours le plus vite possible pour rentrer chez moi, je trébuche sur plusieurs pierres avant de revenir sur la route. Je ralentis pour reprendre mon souffle et je regarde tout autours de moi. Tout semble normale... Je me dépêche quand même de rejoindre le manoir, j'ai besoin de voir Tom. Je lui ferais des excuses s'il le faut et s'il il veut vraiment quitter ce manoir alors nous partirons. J'arrive enfin devant la grille. Je le vois allongé dans l'herbe, avec le chat sur lui. J'arrive à sa hauteur.
- Je croyais que tu n'aimais pas ce chat ?
- J'ai changé d'avis. J'ai aussi changé d'avis sur ce manoir, finalement je l'aime bien, je veux y rester.
Mais il me fait quoi là ?
- C'est quoi qui t'as fais changer d'avis ?
- Toi. Je vois que tu t'y intéresses beaucoup, alors je veux t'aider dans tes recherches.
- Mais de quelles recherches parles-tu ?
- Tu as dis que tu voulais en savoir plus sur ce manoir, va bien falloir que tu te renseignes.
- Ben en faite je ne sais pas si je veux vraiment en savoir plus.
- Quoi mais tu plaisantes ? Et le livre tu en fais quoi ? Tu ne veux pas savoir ce qu'il fait là ? Moi en tout cas je veux savoir.
- Je croyais que tu étais froussard sur ce genre de truc ?
Je le vois réfléchir un instant.
- Mais non oh !! Je te faisais marcher.
- Et quand tu es partis dans la chambre faire la gueule, c'était aussi pour me faire marcher ?
- Euh... Bah je me suis peut être un peu laissé emporter...Dis donc t'as un joli collier.
- Hein ?
Oh non, il est revenu, le médaillon de la fillette. Je l'arrache de mon cou et je le lance de toutes mes forces par-dessus la grille de l'entrée.
- Je ne vais jamais réussir à m'en débarrasser de ce truc.
Il revient aussitôt à mon cou. Tom qui a tout vu de la scène se relève d'un seul coup.
- T'as fait ça comment ?
- Ce n'est pas moi, il revient tout seul. J'y peux rien.
- Ca doit être ensorcelé.
- C'est sensé me rassurer ? Car là t'es mal barré.
- Enterre le au lieu de le jeter.
- Quoi ?
- Mets le dans la terre.
Je creuse un trou dans le sol à mes pieds, j'enlève de mon cou ce foutu collier et je le fourre dans le trou. Je remets la terre et je tasse un peu. Au bout d'une minute le collier n'est toujours pas revenu à mon cou.
- Mais c'est que t'es doué toi, je dis. Comment tu savais ce qu'il fallait faire ?
- Je l'ai deviné.
- Tu l'as deviné ?
- Oui.
Bien sur je ne le crois pas du tout. On ne devine pas ce genre de chose.
- Peut être qu'on pourrait faire une fête au manoir et inviter tout le voisinage pour faire connaissance ? Et par la même occasion on pourrait se renseigner auprès d'eux sur le manoir ? me dit Tom.
- Oui pourquoi pas ? Comme ça on verra du monde.
- Je t'aime Bill.
- Tu es gentil...
- Je suis amoureux.
Il me dit cette phrase en me déposant des petits baisers dans le creux du cou, j'adore quand il fait ça. Il prends possession de mes lèvres et glisse ses mains sous mon t-shirt. Je fais de même et nous nous écroulons l'un sur l'autre derrière la fontaine.
- On devrait peut être rentrer pour faire ça non ? Si on nous voit, personne ne voudra venir à notre crémaillère, je dis.
- Oui tu as raison. Je vais te faire un thé et après on reprendra là où on s'en était arrêté ?
Nous rentrons au manoir et il me tire une chaise au solarium pour que je m'y asseye.
- Attends moi là je prépare tout.
Il revient une dizaine minutes plus tard avec une tasse de thé.
- Tiens mon c½ur.
Je prends ma tasse toute chaude et je commence à boire le liquide brun. Il est tellement bon que je le fini en même pas deux minutes. Une douce chaleur commence à m'envahir puis je commence à me sentir partir dans un sommeil profond...
« Fin du POV de Bill »
« POV de Tom »
Le moins que l'on puisse dire c'est que ce thé lui a fait du bien. Pendant que mon frère se repose, je vais chercher des feuilles et un stylo dans un tiroir pour faire des invitations à la va-vite. J'en ai fait environ une trentaine quand Bill se réveille. Je me mets à genoux devant lui.
- Eh mon c½ur tu as bien dormis ?
- Hum... Oui mais t'as mis quoi dans mon thé pour que je tombe comme ça ?
- Rien c'était juste un thé relaxant. Ca t'as fais du bien ?
- En faite je me sens bizarre...
Il se redresse sur son siège et je le vois pâlir d'un seul coup.
- Qu'est-ce que tu as-tu es malade ?
- Je ... Je sais pas, j'ai ...
Il ne fini même pas sa phrase je le vois se lever, la main devant sa bouche et il court aux toilettes. Il claque la porte et je peux l'entendre vomir. Merde mais qu'est-ce qu'il a ? Ce n'est pas mon thé qui l'a rendu malade quand même ? Il ne fait plus aucun bruit.
- Bill? Ca va aller?
- ...
- Bill? Répond moi tu me fais peur.
Toujours aucune réponse. J'ouvre la porte des toilettes qu'il n'a heureusement pas verrouillée. Il est à moitié couché sur la cuvette, sa tête reposant sur un de ses bras plié, l'autre pendant dans le vide. Je me mets à genoux tout près de lui et je glisse une de mes mains dans ses cheveux corbeau.
- Eh bébé, si tu te sens mal on peut faire venir un médecin...
- Non ça va aller, c'est juste que je suis fatigué d'un seul coup.
- Viens avec moi, tu vas aller t'allonger dans une chambre.
Il se relève difficilement et je le rattrape de juste avant qu'il ne tombe.
- Eh mais tu ne vas vraiment pas bien toi.
Il s'appuie presque complètement sur moi, sa tête repose sur mon épaule. Je lui fais monter les escaliers avec difficulté et je l'installe dans la chambre la plus proche. Il s'endort immédiatement. Il est encore plus blanc que tout à l'heure et il a de la fièvre. Je ferais bien de faire venir un médecin quand même...L'ennui c'est que je ne connais aucun médecin ici étant donné qu'on vient d'arriver... Je vais appeler Stan, lui il saura quoi faire.
Je l'appelle et lui raconte ce qu'il s'est passé, il semble vraiment inquiet. Il me trouve rapidement un numéro que je note. Je raccroche et j'appelle le médecin aussitôt. Je lui explique la situation, il ne pourra se libérer que vers 20h. Quelle merde !! En attendant je vais rejoindre Bill dans le lit, je ne veux pas le laisser tout seul. En rentrant dans la chambre je le vois trembler de fièvre. Je me colle à lui sous les couettes et je le sers contre moi. Je l'entends murmurer des choses étranges dans son sommeil, des trucs vraiment très étranges...Je le sers une peu plus fort contre moi. Je regarde l'heure toutes les cinq minutes, le temps ne passe pas assez vite. Lorsqu'il est enfin 8h, le docteur sonne à la porte. J'aime les gens ponctuels. Je m'extirpe dessous les couettes pour aller lui ouvrir.
- Monsieur Kaulitz ?
- Oui c'est bien moi. Entrez, Bill est à l'étage. Suivez moi.
Il me suis jusque dans la chambre puis il pose sa trousse de docteur sur le lit. Il prend sa tension, son pouls, sa température...
- Tout est normal, me dit-il. Je ne comprends pas, c'est pourtant clair que votre frère a de la fièvre, mais le thermomètre indique 37,3 °C.
- Il est peut être cassé ?
- Non non il fonctionne très bien. La tension est normale, le pouls aussi. Je crois qu'il faudra l'emmener à l'hôpital pour lui faire faire des examens. Je vais vous donner un médicament pour sa fièvre et si elle n'est pas passée demain, il faudra l'emmener.
- D'accord.
- Vous lui en donner une tout de suite et un autre avant d'aller vous coucher.
- Merci.
Je lui paie la visite et le médicament et au moment de le raccompagner, il me dit d'un air étrange :
- Vous avez bien du courage de vivre ici, après ce qu'il s'est passé...
- Comment ça après ce qu'il s'est passé ?
- Vous n'êtes pas au courant ?
- Au courant de quoi ? De quoi est-ce que vous parlez ?
Il se rend compte qu'il en a dit de trop pour reculer.
- Eh bien... Tous les gens qui ont achetés ce manoir sont...morts mystérieusement...
- Quoi ?
- On dit que ce manoir serait hanté par des démons et maudit...Avec des quelques habitants nous avons signé une pétition pour que ce manoir soit rasé mais nous n'avons jamais eu de suite
- Vraiment ?
Je sens alors une puissance incroyable monter en moi, un élan de cruauté jusque là insoupçonné. Une batte de base ball apparaît de nulle part dans ma main droite, sous le regard affolé du médecin.
- Vous... Vous en êtes un aussi !! Vous êtes un de ces monstres !!
- Et vous, vous êtes fini !!
Je ne reconnais pas ma voix, c'est comme si quelqu'un d'autre prononçait ces mots. Je lève ma batte très haut et je l'abats violement sur lui. Il a le réflexe de se protéger de son bras. Ses os craquent littéralement sous le coup et il se met à hurler. Je continu de lui affliger des coups jusqu'à ce qu'il soit à genoux au sol. Arkham arrive alors près de moi et se mets à miauler.
- Ne me tuez pas, pitié...
- Je dois protéger ce manoir coûte que coûte...
Je le frappe une dernière fois au crâne et il s'écroule au sol, raide mort. Me voilà avec un cadavre sur les bras.
- Et en plus il salit le parquet, je dis tout haut.
- Je peux peut être t'aider ?
Je me retourne vers la voix mais je ne vois que ce chat.
- Qui a parlé ?
Le chat se déforme jusqu'à prendre une forme humaine. Etrangement je n'ai pas peur. Il est vêtu d'un long manteau en cuir et ses yeux sont maquillés de noir. Il s'approche de moi d'une démarche féline. Si il n'avait pas cette tête, je l'aurais confondu avec Bill. Il s'arrête devant moi et me plante une pierre rouge devant les yeux. Je ne peux plus réagir.
- Je suis Arkham, le démon protecteur de ce manoir. Tu viens de nous faire un massacre là... Mais ce n'est pas grave, je vais me débarrasser du corps. Je suis ravi de voir que tu t'investis dans la protection de ce manoir. Maintenant tu vas aller rejoindre ton frère. Ne lui donne pas le médicament.
D'un seul coup je me retrouve devant la porte de la chambre, je ne sais pas comment je suis arrivé là. Je dois être trop fatigué. J'entre pour rejoindre Bill. Il est toujours aussi mal... Je m'assois sur le lit et je caresse sont visage parfait. Il ouvre les yeux tout doucement.
- Tommy, me dit-il d'une voix faible. J'ai si froid...
- Je vais te faire prendre une douche bien chaude pour te réchauffer, après tu retourneras te coucher d'accord ?
- Ok...
- Tu devrais voir un médecin.
- Nan...
- Si demain tu es toujours pareil, j'en fais venir un. Aller on y va.
Je l'attrape par le bras et je le sors du lit. On arrive difficilement à la salle de bain, il n'arrête pas de trembler et de claquer des dents. Je le déshabille, il peine à tenir en équilibre. Je me déshabille à mon tour et nous entrons sous la douche. Je mets de l'eau bien chaude et il se colle tout contre moi. Nous restons environ une heure comme ça, j'en profite pour le laver et me laver aussi.
Nous profitons encore un peu de la chaleur de l'eau avant de sortir de la douche. J'essaie de le sécher vigoureusement mais il tremble toujours autant. Je le remets finalement au lit et j'ajoute des couvertures de son côté. Je ne prends même pas de repas du soir, je préfère rester auprès de Bill. De toute façon je n'ai pas faim. A force d'écouter sa respiration lente, je fini par m'endormir...
« Fin du POV de Tom »
« POV de Bill »
Je cours le plus vite possible pour rentrer chez moi, je trébuche sur plusieurs pierres avant de revenir sur la route. Je ralentis pour reprendre mon souffle et je regarde tout autours de moi. Tout semble normale... Je me dépêche quand même de rejoindre le manoir, j'ai besoin de voir Tom. Je lui ferais des excuses s'il le faut et s'il il veut vraiment quitter ce manoir alors nous partirons. J'arrive enfin devant la grille. Je le vois allongé dans l'herbe, avec le chat sur lui. J'arrive à sa hauteur.
- Je croyais que tu n'aimais pas ce chat ?
- J'ai changé d'avis. J'ai aussi changé d'avis sur ce manoir, finalement je l'aime bien, je veux y rester.
Mais il me fait quoi là ?
- C'est quoi qui t'as fais changer d'avis ?
- Toi. Je vois que tu t'y intéresses beaucoup, alors je veux t'aider dans tes recherches.
- Mais de quelles recherches parles-tu ?
- Tu as dis que tu voulais en savoir plus sur ce manoir, va bien falloir que tu te renseignes.
- Ben en faite je ne sais pas si je veux vraiment en savoir plus.
- Quoi mais tu plaisantes ? Et le livre tu en fais quoi ? Tu ne veux pas savoir ce qu'il fait là ? Moi en tout cas je veux savoir.
- Je croyais que tu étais froussard sur ce genre de truc ?
Je le vois réfléchir un instant.
- Mais non oh !! Je te faisais marcher.
- Et quand tu es partis dans la chambre faire la gueule, c'était aussi pour me faire marcher ?
- Euh... Bah je me suis peut être un peu laissé emporter...Dis donc t'as un joli collier.
- Hein ?
Oh non, il est revenu, le médaillon de la fillette. Je l'arrache de mon cou et je le lance de toutes mes forces par-dessus la grille de l'entrée.
- Je ne vais jamais réussir à m'en débarrasser de ce truc.
Il revient aussitôt à mon cou. Tom qui a tout vu de la scène se relève d'un seul coup.
- T'as fait ça comment ?
- Ce n'est pas moi, il revient tout seul. J'y peux rien.
- Ca doit être ensorcelé.
- C'est sensé me rassurer ? Car là t'es mal barré.
- Enterre le au lieu de le jeter.
- Quoi ?
- Mets le dans la terre.
Je creuse un trou dans le sol à mes pieds, j'enlève de mon cou ce foutu collier et je le fourre dans le trou. Je remets la terre et je tasse un peu. Au bout d'une minute le collier n'est toujours pas revenu à mon cou.
- Mais c'est que t'es doué toi, je dis. Comment tu savais ce qu'il fallait faire ?
- Je l'ai deviné.
- Tu l'as deviné ?
- Oui.
Bien sur je ne le crois pas du tout. On ne devine pas ce genre de chose.
- Peut être qu'on pourrait faire une fête au manoir et inviter tout le voisinage pour faire connaissance ? Et par la même occasion on pourrait se renseigner auprès d'eux sur le manoir ? me dit Tom.
- Oui pourquoi pas ? Comme ça on verra du monde.
- Je t'aime Bill.
- Tu es gentil...
- Je suis amoureux.
Il me dit cette phrase en me déposant des petits baisers dans le creux du cou, j'adore quand il fait ça. Il prends possession de mes lèvres et glisse ses mains sous mon t-shirt. Je fais de même et nous nous écroulons l'un sur l'autre derrière la fontaine.
- On devrait peut être rentrer pour faire ça non ? Si on nous voit, personne ne voudra venir à notre crémaillère, je dis.
- Oui tu as raison. Je vais te faire un thé et après on reprendra là où on s'en était arrêté ?
Nous rentrons au manoir et il me tire une chaise au solarium pour que je m'y asseye.
- Attends moi là je prépare tout.
Il revient une dizaine minutes plus tard avec une tasse de thé.
- Tiens mon c½ur.
Je prends ma tasse toute chaude et je commence à boire le liquide brun. Il est tellement bon que je le fini en même pas deux minutes. Une douce chaleur commence à m'envahir puis je commence à me sentir partir dans un sommeil profond...
« Fin du POV de Bill »
« POV de Tom »
Le moins que l'on puisse dire c'est que ce thé lui a fait du bien. Pendant que mon frère se repose, je vais chercher des feuilles et un stylo dans un tiroir pour faire des invitations à la va-vite. J'en ai fait environ une trentaine quand Bill se réveille. Je me mets à genoux devant lui.
- Eh mon c½ur tu as bien dormis ?
- Hum... Oui mais t'as mis quoi dans mon thé pour que je tombe comme ça ?
- Rien c'était juste un thé relaxant. Ca t'as fais du bien ?
- En faite je me sens bizarre...
Il se redresse sur son siège et je le vois pâlir d'un seul coup.
- Qu'est-ce que tu as-tu es malade ?
- Je ... Je sais pas, j'ai ...
Il ne fini même pas sa phrase je le vois se lever, la main devant sa bouche et il court aux toilettes. Il claque la porte et je peux l'entendre vomir. Merde mais qu'est-ce qu'il a ? Ce n'est pas mon thé qui l'a rendu malade quand même ? Il ne fait plus aucun bruit.
- Bill? Ca va aller?
- ...
- Bill? Répond moi tu me fais peur.
Toujours aucune réponse. J'ouvre la porte des toilettes qu'il n'a heureusement pas verrouillée. Il est à moitié couché sur la cuvette, sa tête reposant sur un de ses bras plié, l'autre pendant dans le vide. Je me mets à genoux tout près de lui et je glisse une de mes mains dans ses cheveux corbeau.
- Eh bébé, si tu te sens mal on peut faire venir un médecin...
- Non ça va aller, c'est juste que je suis fatigué d'un seul coup.
- Viens avec moi, tu vas aller t'allonger dans une chambre.
Il se relève difficilement et je le rattrape de juste avant qu'il ne tombe.
- Eh mais tu ne vas vraiment pas bien toi.
Il s'appuie presque complètement sur moi, sa tête repose sur mon épaule. Je lui fais monter les escaliers avec difficulté et je l'installe dans la chambre la plus proche. Il s'endort immédiatement. Il est encore plus blanc que tout à l'heure et il a de la fièvre. Je ferais bien de faire venir un médecin quand même...L'ennui c'est que je ne connais aucun médecin ici étant donné qu'on vient d'arriver... Je vais appeler Stan, lui il saura quoi faire.
Je l'appelle et lui raconte ce qu'il s'est passé, il semble vraiment inquiet. Il me trouve rapidement un numéro que je note. Je raccroche et j'appelle le médecin aussitôt. Je lui explique la situation, il ne pourra se libérer que vers 20h. Quelle merde !! En attendant je vais rejoindre Bill dans le lit, je ne veux pas le laisser tout seul. En rentrant dans la chambre je le vois trembler de fièvre. Je me colle à lui sous les couettes et je le sers contre moi. Je l'entends murmurer des choses étranges dans son sommeil, des trucs vraiment très étranges...Je le sers une peu plus fort contre moi. Je regarde l'heure toutes les cinq minutes, le temps ne passe pas assez vite. Lorsqu'il est enfin 8h, le docteur sonne à la porte. J'aime les gens ponctuels. Je m'extirpe dessous les couettes pour aller lui ouvrir.
- Monsieur Kaulitz ?
- Oui c'est bien moi. Entrez, Bill est à l'étage. Suivez moi.
Il me suis jusque dans la chambre puis il pose sa trousse de docteur sur le lit. Il prend sa tension, son pouls, sa température...
- Tout est normal, me dit-il. Je ne comprends pas, c'est pourtant clair que votre frère a de la fièvre, mais le thermomètre indique 37,3 °C.
- Il est peut être cassé ?
- Non non il fonctionne très bien. La tension est normale, le pouls aussi. Je crois qu'il faudra l'emmener à l'hôpital pour lui faire faire des examens. Je vais vous donner un médicament pour sa fièvre et si elle n'est pas passée demain, il faudra l'emmener.
- D'accord.
- Vous lui en donner une tout de suite et un autre avant d'aller vous coucher.
- Merci.
Je lui paie la visite et le médicament et au moment de le raccompagner, il me dit d'un air étrange :
- Vous avez bien du courage de vivre ici, après ce qu'il s'est passé...
- Comment ça après ce qu'il s'est passé ?
- Vous n'êtes pas au courant ?
- Au courant de quoi ? De quoi est-ce que vous parlez ?
Il se rend compte qu'il en a dit de trop pour reculer.
- Eh bien... Tous les gens qui ont achetés ce manoir sont...morts mystérieusement...
- Quoi ?
- On dit que ce manoir serait hanté par des démons et maudit...Avec des quelques habitants nous avons signé une pétition pour que ce manoir soit rasé mais nous n'avons jamais eu de suite
- Vraiment ?
Je sens alors une puissance incroyable monter en moi, un élan de cruauté jusque là insoupçonné. Une batte de base ball apparaît de nulle part dans ma main droite, sous le regard affolé du médecin.
- Vous... Vous en êtes un aussi !! Vous êtes un de ces monstres !!
- Et vous, vous êtes fini !!
Je ne reconnais pas ma voix, c'est comme si quelqu'un d'autre prononçait ces mots. Je lève ma batte très haut et je l'abats violement sur lui. Il a le réflexe de se protéger de son bras. Ses os craquent littéralement sous le coup et il se met à hurler. Je continu de lui affliger des coups jusqu'à ce qu'il soit à genoux au sol. Arkham arrive alors près de moi et se mets à miauler.
- Ne me tuez pas, pitié...
- Je dois protéger ce manoir coûte que coûte...
Je le frappe une dernière fois au crâne et il s'écroule au sol, raide mort. Me voilà avec un cadavre sur les bras.
- Et en plus il salit le parquet, je dis tout haut.
- Je peux peut être t'aider ?
Je me retourne vers la voix mais je ne vois que ce chat.
- Qui a parlé ?
Le chat se déforme jusqu'à prendre une forme humaine. Etrangement je n'ai pas peur. Il est vêtu d'un long manteau en cuir et ses yeux sont maquillés de noir. Il s'approche de moi d'une démarche féline. Si il n'avait pas cette tête, je l'aurais confondu avec Bill. Il s'arrête devant moi et me plante une pierre rouge devant les yeux. Je ne peux plus réagir.
- Je suis Arkham, le démon protecteur de ce manoir. Tu viens de nous faire un massacre là... Mais ce n'est pas grave, je vais me débarrasser du corps. Je suis ravi de voir que tu t'investis dans la protection de ce manoir. Maintenant tu vas aller rejoindre ton frère. Ne lui donne pas le médicament.
D'un seul coup je me retrouve devant la porte de la chambre, je ne sais pas comment je suis arrivé là. Je dois être trop fatigué. J'entre pour rejoindre Bill. Il est toujours aussi mal... Je m'assois sur le lit et je caresse sont visage parfait. Il ouvre les yeux tout doucement.
- Tommy, me dit-il d'une voix faible. J'ai si froid...
- Je vais te faire prendre une douche bien chaude pour te réchauffer, après tu retourneras te coucher d'accord ?
- Ok...
- Tu devrais voir un médecin.
- Nan...
- Si demain tu es toujours pareil, j'en fais venir un. Aller on y va.
Je l'attrape par le bras et je le sors du lit. On arrive difficilement à la salle de bain, il n'arrête pas de trembler et de claquer des dents. Je le déshabille, il peine à tenir en équilibre. Je me déshabille à mon tour et nous entrons sous la douche. Je mets de l'eau bien chaude et il se colle tout contre moi. Nous restons environ une heure comme ça, j'en profite pour le laver et me laver aussi.
Nous profitons encore un peu de la chaleur de l'eau avant de sortir de la douche. J'essaie de le sécher vigoureusement mais il tremble toujours autant. Je le remets finalement au lit et j'ajoute des couvertures de son côté. Je ne prends même pas de repas du soir, je préfère rester auprès de Bill. De toute façon je n'ai pas faim. A force d'écouter sa respiration lente, je fini par m'endormir...
« Fin du POV de Tom »